Rome: Le tombeau de saint Paul contient bien des restes mortels de l’apôtre

Le pape le confirme en personne

Rome, 29 juin 2009 (Apic) Le pape Benoît XVI a annoncé dans la soirée de dimanche que le sarcophage de saint Paul, situé dans la basilique romaine de Saint-Paul-hors-les-murs, avait été examiné à l’aide d’une sonde et contenait «des restes mortels» de l’apôtre des Gentils.

Alors qu’il célébrait dans cette basilique l’office des Vêpres pour clore solennellement l’année consacrée à saint Paul, le pape a ainsi confirmé l’information révélée par I.Media en octobre 2008. Qui avançait qu’un examen de l’intérieur du sarcophage avait été effectué dès le mois de mai 2007, et que le tombeau contenait quelques ossements.

«Nous sommes recueillis auprès du tombeau de l’apôtre dont le sarcophage, conservé sous l’autel papal, a récemment été l’objet d’une analyse scientifique attentive», a d’abord annoncé le pape.

«Une très petite perforation a été pratiquée dans le sarcophage, qui n’a jamais été ouvert au long des siècles, afin d’introduire une sonde spéciale grâce à laquelle ont été révélées des traces d’un tissu précieux de lin de couleur pourpre, laminé d’or fin, et d’un tissu de couleur bleue avec des filaments de lin», a indiqué Benoît XVI. «La présence de grains d’encens rouge et de substances protéiques et calcaires a aussi été révélée», a expliqué le pape.

En outre, a affirmé Benoît XVI, «de minuscules fragments d’os, soumis à l’examen au carbone 14 par des experts qui ne savaient pas d’où ils provenaient, appartiennent à une personne ayant vécu entre le 1er et le 2e siècle». «Cela semble confirmer la tradition unanime et incontestée, a poursuivi le pape, qu’il s’agit de restes mortels de l’apôtre Paul». «Tout ceci, a-il encore confié, rempli notre âme d’une profonde émotion».

Le 26 juin dernier, à quelques jours de la clôture de l’année dédiée à saint Paul, au cours d’une conférence de presse, le cardinal Andrea Cordero Lanza di Montezemolo, archiprêtre de Saint-Paul-hors-les-murs, avait confié que Benoît XVI n’était pas opposé à l’ouverture du tombeau présumé de l’apôtre. Interpellé par I.Media, le prélat avait cependant nié que cette tombe ait jamais été inspectée.

Paul, ou Saül de Tarse, était un citoyen romain de religion juive. Il fut d’abord un persécuteur de la toute jeune communauté chrétienne. Mais, en route vers les synagogues de Damas où il espérait mettre fin à l’expansionnisme des disciples de Jésus, il se convertit au christianisme.

Il parcourut l’Asie Mineure et la Grèce pour annoncer l’Evangile aux juifs et aux païens. Arrêté à Jérusalem, il fut transféré à Césarée puis à Rome. Selon la tradition, il aurait été martyrisé sous Néron entre 64 (date du martyre de Pierre) ou 67. Sur le lieu présumé de sa mort, le long de la Voie Ostiense, se dresse aujourd’hui la basilique Saint-Paul-hors-les-Murs.

Le long de la voie Ostiense, un édicule aurait ainsi été élevé sur la tombe de l’apôtre Paul, après sa mort au 1er siècle. Comme pour saint Pierre, l’empereur Constantin entreprit ensuite, au début du IV° siècle, de faire construire une basilique pour abriter la tombe. Puis, en 386, un demi-siècle après la mort de Constantin, devant l’afflux des pèlerins, une basilique plus grande fut construite à la demande des empereurs Valentinien II, Théodose et Arcadius.

Sous le maître-autel actuel de la basilique, une plaque de marbre du 4e siècle, visible depuis toujours, porte l’inscription «Paolo apostolo mart» [Paul apôtre mart(yr)]. La plaque est munie de trois orifices probablement liés au culte funéraire voué à saint Paul et permettant la ›création’ de reliques par simple contact avec le tombeau de l’apôtre. (apic/imedia/ami/pr)

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