Canada: L’œuvre d’entraide catholique «Développement et Paix» lavée de tout soupçon
Ottawa, 30 juin 2009 (Apic) Les accusations de milieux fondamentalistes «pro life» contre l’organisation catholique «Développement et Paix» se sont avérées fausses, selon un rapport de la Commission d’enquête de la Conférence des évêques du Canada (CECC). Les évêques poursuivent leur appui à leur œuvre d’entraide.
Les allégations des mouvements «pour la vie», selon lesquelles l’action de carême de l’Eglise catholique au Canada financerait des organisations mexicaines favorables à l’avortement sont «sans fondement», peut on déduire d’un communiqué de la CECC publié à Ottawa lundi 29 juin.
Dans son rapport sur cinq ONG mexicaines, dont certains projets sont financés par l’organisme catholique «Développement et Paix», la Commission d’enquête de la Conférence des évêques canadiens réfute les allégations selon lesquelles des subventions de cet organisme aient servi à des projets reliés à la promotion de l’avortement. Tout en reconnaissant que les cinq organismes mexicains aient pu manquer de prudence en signant un rapport des Nations Unies portant sur la situation des droits humains au Mexique et renfermant certaines orientations non conformes à l’enseignement de l’Eglise catholique, la Commission d’enquête invite la CECC à continuer d’accorder son appui à l’organisme qu’elle a fondé il y a plus de 40 ans.
En avril dernier, la Conférence des évêques catholiques du Canada avait demandé à deux membres de la CECC de présider une commission d’enquête afin de faire la lumière sur ces allégations. La commission était composée de Mgr Martin W. Currie, archevêque de St. John’s et évêque de Grand Falls, à Terre-Neuve et Labrador, et de Mgr François Lapierre, évêque de Saint-Hyacinthe, au Québec. Ils ont été aidés dans leur tâche par Mgr Mario Paquette, secrétaire général de la CECC, et Mgr Carlos Quintana Puente, directeur exécutif du Secrétariat pour l’Eglise en Amérique latine à la Conférence des évêques catholiques des Etats-Unis. Trois représentants de «Développement et Paix» étaient aussi présents pour aider au bon déroulement de la visite au Mexique et faciliter les rencontres avec les divers intervenants. Il s’agit de Michael Casey, directeur général, Paul Cliche, directeur adjoint (Service des programmes internationaux), et André Charlebois, chargé de programmes pour l’Amérique latine.
Le rapport a été présenté au Conseil permanent de la CECC, qui l’a entièrement accepté. Une déclaration dans ce sens a par la suite été faite par Mgr V. James Weisgerber, président de la CECC. A la lumière des faits recueillis lors de sa visite au Mexique, du 15 au 18 avril dernier, le Comité d’enquête formule sept recommandations, afin que pareille situation ne se répète pas. Il recommande, entre autres :
– que «Développement et Paix» exerce davantage de la vigilance en exigeant plus d’information sur d’éventuels partenaires et en entretenant des liens plus étroits avec les évêques qui siègent à son Conseil national;
– que des liens étroits soient tissés entre les partenaires de «Développement et Paix» et l’épiscopat des pays où ils se trouvent ;
– qu’une compréhension juste et saine de la doctrine sociale de l’Eglise soit favorisée auprès du personnel de «Développement et Paix " et que s’établisse un dialogue ouvert et fructueux entre «LifeSiteNews» (LSN – qui a propagé ces allégations) et les évêques du Canada. (apic/rvm/cecc/be)
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