Rome: L’Eglise ne doit pas condamner la science comme du temps de Galilée

Affirmation de Mgr Pagano, préfet des Archives secrètes du Vatican

Rome, 2 juillet 2009 (Apic) Mgr Sergio Pagano, préfet des Archives secrètes du Vatican, a invité l’Eglise et ses fidèles à ne pas reproduire aujourd’hui les mêmes erreurs que lors du procès de Galilée (1564-1642), en matière de cellules souches embryonnaires ou d’eugénisme. Le prélat a fait ces déclarations à l’occasion de la présentation d’une nouvelle édition des Actes du procès du scientifique italien, le 2 juillet 2009.

Rome, 2 juillet 2009 (Apic) Mgr Sergio Pagano, préfet des Archives secrètes du Vatican, a invité l’Eglise et ses fidèles à ne pas reproduire aujourd’hui les mêmes erreurs que lors du procès de Galilée (1564-1642), en matière de cellules souches embryonnaires ou d’eugénisme. Le prélat a fait ces déclarations à l’occasion de la présentation d’une nouvelle édition des Actes du procès du scientifique italien, le 2 juillet 2009.

Peu après son intervention devant la presse au Vatican, le Bureau de presse du Saint-Siège a souhaité préciser la pensée du prélat selon lequel «l’Affaire Galilée» apprend à l’Eglise à aborder les problèmes scientifiques «avec beaucoup d’humilité et de circonspection».

Lors de la présentation de son ouvrage sur le procès de l’astronome italien condamné par l’Eglise en 1633, Mgr Pagano a ainsi invité, «à titre personnel» et en tant que prêtre, à être très attentif lorsqu’il s’agit d’aborder des questions scientifiques, à «ne pas faire nous-mêmes l’erreur qui avait été faite à l’époque».

Des paroles osées rectifiées: «la véritable interprétation de Mgr Pagano»

«Je pense aux cellules souches embryonnaires, à l’eugénisme, aux problèmes de la recherche scientifique dans ces domaines qui, parfois, me donnent l’impression d’être condamnés avec les mêmes préjugés qui valaient alors pour la théorie copernicienne», a poursuivi Mgr Sergio Pagano. Il a alors invité à «étudier davantage, être beaucoup plus prudent, faire évaluer les choses et être très attentifs à ce que les Ecritures (…) soient interprétées correctement».

Peu après la conférence, le Bureau de presse du Saint-Siège a cherché à atténuer les propos du prélat en publiant «la véritable interprétation de Mgr Pagano»: L’Affaire Galilée incite la science à ne pas s’ériger en maître devant l’Eglise en matière de foi et d’Ecritures Saintes. «Parallèlement, elle incite l’Eglise à aborder les problèmes scientifiques – fussent-ils liés à la recherche la plus moderne en matière de cellules souches embryonnaires, par exemple – avec beaucoup d’humilité et de circonspection».

Galilée a été condamné par le tribunal de l’Inquisition pour ses théories héliocentriques et seulement réhabilité par l’Eglise sous le pontificat de Jean Paul II en 1992. Fin mai 2009, dans les colonnes de «L’Osservatore Romano», Mgr Sergio Pagano avait confié qu’à l’époque de sa condamnation, «les temps historiques n’étaient pas mûrs pour accepter les études scientifiques du grand savant de Pise». (apic/imedia/cp/be)

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