Ce sont les pays pauvres qui trinquent
Nairobi, 10 juillet 2009 (Apic) Les coordonnateurs des programmes de développement de Caritas Kenya expriment leur préoccupation face aux conséquences des changements climatiques. Ils pointent du doigt les pays développés, responsable selon eux de plus de 90% des gaz à effet de serre.
Dans une déclaration en 18 points, signée du secrétaire général de la Conférence épiscopale du Kenya, Mgr Vincent Wambugu, à l’issue d’une réunion à Nairobi, ils notent que les changements climatiques présentent pour la majorité écrasante de l’humanité, un «défi à plus long terme». La déclaration intitulée «Agissons maintenant» est rapportée par Caritas Kenya, et reprise par le Service d’information catholique pour l’Afrique (CISA).
«Il ne fait aucun doute que les modifications de l’environnement sont le résultat du réchauffement de la planète, causé par l’accumulation de gaz à effet de serre (GES) dans l’atmosphère à cause des activités humaines, notamment la consommation des énergies fossiles à des fins industrielles», affirment les auteurs de la déclaration. Selon eux, plus de 90% des GES sont émis par les pays développés, alors que les pays pauvres continuent de porter le «fardeau de l’impact du réchauffement de la planète à cause de leur faible capacité d’adaptation».
Les coordonnateurs des programmes de développement de Caritas Kenya affirment avoir constaté que les changements climatiques ont détérioré les conditions de vie des communautés. Ils notent aussi de fréquentes catastrophes naturelles comme la sécheresse ou les inondations, ainsi que les conflits qui entraînent la destruction des «filets de sécurité» traditionnels du fait de la rareté des ressources et la concurrence pour les ressources disponibles. De ce fait, après la surexploitation de la nature (déforestation pour le bois, le charbon, entre autres), les populations se tournent vers l’exploitation de sable, préjudiciable au mécanisme d’adaptation. Car cela conduit à la baisse des rendements agricoles, à cause de la fréquence et l’intensité de la sécheresse
En plus, de nouveaux ravageurs de récoltes et de maladies sont apparus dans les zones où ils n’ont jamais existé. Il s’agit par exemple, du paludisme, la dengue, le choléra, les turluttes, la peste des petits ruminants, etc.
«Le reboisement et la préservation des forêts doivent se poursuivent activement pour la conservation de l’environnement», soulignent les auteurs de la déclaration, tout en proposant à tous les diocèses catholiques du pays, de planter, chacun, un minimum de un million d’arbres chaque année, pendant une période de trois ans au moins. Ils préconisent aussi le retour de la journée de plantation d’arbre dans les écoles, le 1er avril de chaque année. Ce jour-là, toutes les écoles primaires et secondaires sont encouragées à planter des arbres, comme geste symbolique pour la conservation de l’environnement. (apic/ibc/bb)
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