Election du nouveau primat de l’Eglise épiscopale d’Ecosse
Edinburgh, 14 juillet 2009 (Apic) Les Eglises minoritaires peuvent jouer un rôle important, en se montrant notamment ouvertes et en apprenant à interagir avec l’ensemble de la société, estime le nouveau primat de l’Eglise épiscopale d’Ecosse, l’évêque David Chillingworth, qui souligne que le sectarisme existe encore dans certaines régions d’Ecosse.
«L’Eglise épiscopale d’Ecosse a une histoire très riche. Nous devons regarder cette riche histoire et devenir plus sûrs et plus confiants vis-à-vis de notre place dans la société écossaise aujourd’hui», a confié David Chillinworth, évêque de St Andrews, Dunkeld et Dunblane, dans un entretien accordé à l’Agence ENI. Son Eglise fait partie de la Communion anglicane.
L’Eglise épiscopale d’Ecosse «ressent pleinement son statut d’Eglise ’minoritaire’. Nous devons apprendre à interagir avec l’ensemble de la société écossaise, en partenariat avec d’autres Eglises», a relevé l’évêque.
Il a été élu le 13 juin primat de son Eglise, qui compte 38’000 membres. Lors d’une intervention télévisée suivant son élection, l’évêque Chillingworth a déclaré : «Je viens d’une Eglise minoritaire d’Irlande. Les Eglises minoritaires sont des entités vraiment intéressantes. Leurs membres sont très soudés et elles constituent un élément essentiel de leur identité».
Le nouveau primat est né à Dublin en 1951 et il a grandi à Enniskillen, en Irlande du Nord. Il a étudié au Trinity College, à Dublin, puis à l’Oriel College, à Oxford. Il a été formé au pastorat anglican tout près de là, au Ripon College de Cuddlesdon, et a passé la majeure partie de son ministère dans des zones difficiles de Belfast avant de déménager en Ecosse en 2005.
En Irlande, l’évêque Chillingworth a fondé le projet Hard Gospel, une initiative visant à améliorer la vie des jeunes. «Une réponse à la situation dans laquelle les Eglises d’Irlande se sont retrouvées pendant les années de conflit», a déclaré l’évêque. «Il est facile de déplorer le sectarisme profond d’une société divisée. Il est encore plus difficile pour une Eglise de reconnaître que ce même sectarisme est présent dans la vie de son clergé et de ses membres». Le sectarisme, a-t-il dit, reste un facteur majeur dans la vie écossaise, en particulier dans l’ouest de l’Ecosse. «Cette région connaît depuis longtemps un antagonisme entre protestants et catholiques».
L’Eglise épiscopale d’Ecosse compte 512 membres du clergé disponibles, seuls 150 travaillent à plein temps et sont rémunérés pour leur travail paroissial.
Il y a dans l’Eglise 250 membres du clergé non rémunérés, souvent ordonnés à un âge avancé, et 147 membres du clergé à la retraite. Pour certains membres de l’Eglise, il est préoccupant qu’environ 75 % du clergé à plein temps de l’Eglise soit originaire d’Angleterre, or seuls des Anglais posent leur candidature aux postes d’Eglise. (apic/eni/pr)
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