Symbole de la lutte contre la dictature de Ferdinand Marcos
Rome, 2 août 2009 (Apic) Quelques heures après la mort de Corazón Aquino, l’ex-présidente des Philippines, Benoît XVI a exprimé «ses sincères condoléances» à la famille de celle qui mena la lutte contre le dictateur Ferdinand Marcos après l’assassinat, le 21 août 1983, de son mari exilé, le sénateur Benigno Aquino. L’ex-présidente sera enterrée au cours d’une simple cérémonie privée mercredi prochain.
Dans son message au gouvernement philippin et à la famille de la première femme chef d’Etat en Asie, Benoît XVI a rappelé samedi «l’engagement courageux» de l’ancienne présidente en faveur de la liberté du peuple philippin, «son ferme refus de la violence et de l’intolérance et sa contribution à la reconstruction d’un ordre politique juste et d’union dans sa chère patrie».
Le pape a assuré ses interlocuteurs de ses «prières pour son repos éternel», dans un télégramme signé par le cardinal secrétaire d’Etat, Tarcisio Bertone, le 1er août 2009. Se déclarant «profondément attristé» par la nouvelle, le pape a rappelé l’engagement courageux de Corazón Aquino et son refus de la violence et de l’intolérance.
Benoît XVI a confié se souvenir de Corazón Aquino comme d’une femme «à la foi profonde et inébranlable» et a adressé sa bénédiction apostolique au peuple philippin, en «témoignage de consolation, de force et de paix», est-il ainsi indiqué dans le télégramme. Fervente catholique, Corazón Aquino, âgée de 76 ans, avait été hospitalisée à cause d’un cancer du côlon, le 23 juillet dernier. De 1986 à 1992, elle a occupé la plus grande charge de l’Etat devenant la première femme président du continent asiatique et ramenant la démocratie dans son pays. Elle s’est éteinte dans la nuit du 31 juillet au 1er août 2009. (apic/imedia/be)
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