L’Aide à l’Eglise en détresse ne voit pas d’amélioration
Munich, 3 août 2009 (Apic) Un an après les Jeux olympiques de Pékin, la situation des droits de l’homme ne s’est pas améliorée en Chine. Tel est le constat de l’œuvre d’entraide catholique «Aide à l’Eglise en détresse» (AED).
De nombreux prêtres et évêques catholiques sont encore aujourd’hui en détention ou ont disparu sans laisser de traces, a déclaré la directrice de l’œuvre d’entraide, Karin Fenbert, le 3 août à Munich.
Bien que l’Eglise catholique soit l’une des rares religions reconnues en Chine, de nombreux catholiques sont encore poursuivis à cause de leur foi, a déclaré Karin Fenbert. Le gouvernement teste, selon elle, de nouveaux mécanismes de filtrage pour empêcher ou en tout cas rendre plus difficile l’accès des citoyens à internet.
Du point de vue statistique, la Chine est en outre en tête des pays qui appliquent encore la peine de mort. La directrice ne voit qu’une «amélioration» dans le fait que les condamnés à mort seront exécutés dès la fin de l’année par une injection létale, au lieu d’être passés par les armes. Selon l’Aide à l’Eglise en détresse, l’Etat tolère et respecte l’Eglise là où elle effectue un travail social et contribue à éviter les troubles.
L’acceptation de l’Eglise est plus problématique quand elle transmet le message de l’Evangile et prêche l’amour du prochain. Le gouvernement de Pékin veut une Eglise qui soutient le système, pas d’une Eglise qui cherche à le réformer, affirme la directrice d’AED. Elle déplore le fait, affirmant qu’une société conforme à la doctrine sociale de l’Eglise pourrait donner le jour à un ordre plus juste et plus stable. (apic/kna/ak/js)
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