L’enfer des camps de concentration est né du nihilisme contemporain
Rome, 9 août 2009 (Apic) L’enfer des camps de concentration est né du nihilisme contemporain, a estimé dimanche le pape lors de l’Angélus.
Evoquant lors de l’Angélus du 9 août les figures de 2 saints morts dans les camps de concentration nazis d’Auschwitz (Pologne), Maximilien Kolbe (1894-1941) et Edith Stein (1891-1942), Benoît XVI a affirmé que ces camps, «enfer qui s’ouvre sur la terre», avaient pour origine «l’humanisme athée» qui s’était manifesté au 20e siècle par le «nihilisme contemporain».
A cette époque, a expliqué le pape depuis le balcon du Palais apostolique de Castel Gandolfo, l’homme a voulu se substituer à Dieu, «en Lui usurpant le droit de décider de ce qui est bien et de ce qui est mal, de donner la vie et la mort».
Dans son discours, Benoît XVI a ainsi évoqué les camps de concentration nazis qui, «comme tous les camps de concentrations, peuvent être considérés comme des symboles extrêmes du mal, de l’enfer qui s’ouvre sur la terre lorsque l’homme oublie Dieu et se substitue à Lui, en Lui usurpant le droit de décider de ce qui est bien et de ce qui est mal, de donner la vie et la mort».
Devant les quelques milliers de pèlerins massés dans la petite cour intérieure du Palais apostolique, le poignet toujours plâtré, le pape a alors souligné «les divergences profondes qui existent entre l’humanisme athée et l’humanisme chrétien». Il s’agit selon le pape d’»une antithèse qui traverse l’histoire toute entière, mais qui a atteint un point crucial à la fin du deuxième millénaire, avec le nihilisme contemporain, (…) comme l’ont largement démontré les événements».
A l’opposé de l’exemple des saints, qui montrent «le vrai visage de l’homme», il y a ainsi «des philosophies et des idéologies, mais aussi de plus en plus des façons de penser et d’agir, qui exaltent la liberté comme unique principe de l’homme, en alternative à Dieu, et de cette façon transforment l’homme en un dieu, qui fait de l’arbitraire son propre système de comportement».
Dans son discours, le pape a aussi précisé que, «malheureusement», ce «triste phénomène» ne concernait pas seulement les camps de concentration, qui «sont plutôt le point culminant d’une réalité plus large et diffuse», dont les frontières sont souvent floues.
Le 28 mai 2006, au cours de son voyage apostolique en Pologne, Benoît XVI s’était rendu aux camps de concentration nazis d’Auschwitz et Birkenau, visitant notamment la cellule où mourut saint Maximilien Kolbe. Il avait aussi évoqué la figure d’Edith Stein, ou sainte Thérèse Bénédicte de la Croix, qui «comme chrétienne et juive, (…) accepta de mourir ensemble avec son peuple et pour lui». (apic/imedia/cp/pr)
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