Inde: Un an après, le difficile retour des personnes déplacées dans l’Etat de l’Orissa

Encore 4’000 personnes dans des camps

New Delhi, 25 août 2009 (Apic) Au moins 4’000 personnes déplacées lors des attaques contre les chrétiens en Orissa se trouvent toujours dans les camps d’accueil dans des conditions précaires.

À l’occasion du premier anniversaire des violences, déclenchées le 24 août 2008, des centaines de réfugiés installés dans les camps de la région de Koraput, ont décidé de se rendre une fois de plus à Bhubaneshwar, capitale de l’État, pour demander aux autorités locales de respecter leurs engagements.

Les personnes déplacées sollicitent notamment la mise en place des programmes de réinsertion promis par l’administration destinés à leur permettre de revenir en toute sécurité dans leurs villages et de trouver un emploi et un nouveau logement.

De 90 à 123 personnes, selon les chiffres respectivement fournis par des sources officielles et des sources religieuses, avaient péri dans les violences, des chrétiens pour la plupart mais aussi des hindous et des animistes, tués par les extrémistes religieux hindous au lendemain de l’assassinat du gourou Laxamananda Sarwati. Bien que le meurtre ait été revendiqué par les rebelles maoïstes, les radicaux hindous, étroitement liés au gouvernement local, avaient décidé de l’imputer aux chrétiens.

Des dizaines de milliers de personnes déplacées

On estime que des dizaines de milliers de personnes avaient alors pris la fuite (de 30’000 à 50’000), notamment dans le district de Khandamal, épicentre des violences, et 2’500 avaient été accueillis dans les camps aménagés à cet effet. Pour finir, beaucoup ont trouvé refuge chez des parents ou des proches dans d’autres parties de l’État ou du pays, tandis que les plus pauvres n’ont eu d’autre choix que de rester dans les camps.

Dimanche, à la veille du jour anniversaire, tous les participants aux célébrations eucharistiques dans les églises indiennes ont prié pour la paix et la cohabitation pacifique, précise la Conférence épiscopale indienne. Les personnes déplacées ont encore peur de rentrer dans leurs villages d’origine et redoutent que l’impunité n’encourage de nouvelles violences. Sur les 750 plaintes déposées contre les agressions des extrémistes hindous, seuls deux procès se sont tenus, soldés par six condamnations. (apic/misna/js)

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