Suisse: La Corée du Sud choisie pour accueillir l’Assemblée du COE en 2013

Une Eglise émergente plutôt que le berceau du christianisme

Genève, 1er septembre 2009 (Apic) Le Comité central du Conseil œcuménique des Eglises, principal organe directeur de l’organisation, a décidé à 70 voix contre 59, lors d’un vote à bulletin secret, d’organiser sa prochaine Assemblée, en 2013, à Pusan (Busan), en Corée du Sud, ville choisie aux dépens de la capitale syrienne, Damas.

La ville sud-coréenne a été choisie pour accueillir l’Assemblée, organe directeur suprême du COE, par un vote qui s’est déroulé le 31 août, le Comité central n’ayant pas réussi à parvenir à un consensus sur le choix du lieu.

La décision a été prise après un long débat sur la procédure et plusieurs interventions passionnées en faveur de chacune des deux villes proposées par le Comité d’examen des directives du Comité central. Celui-ci avait étudié trois candidatures – Pusan (Busan), Damas et Addis-Abeba – pour l’organisation de la Dixième Assemblée du COE. Un quatrième candidat, Rhodes, en Grèce, s’était retiré pour soutenir Damas.

Le Comité d’examen des directives avait réalisé un sondage non contraignant qui semblait refléter une « plus forte préférence » pour Busan que pour la capitale syrienne. Le décompte des voix était de 15 pour Pusan, 10 pour Damas et deux pour Addis-Abeba. Le Comité a alors soumis ses deux premiers choix au Comité central.

« Le contexte de l’Eglise de Corée permet au COE d’interagir avec la spiritualité dynamique d’Eglises émergentes et nouvelle, issues des traditions évangélique et pentecôtiste, ainsi que de témoigner des possibilités de réconciliation et de la réunification pacifique d’une Corée divisée », a indiqué le Comité d’examen des directives. Près de 27 % des 48,5 millions d’habitants de la Corée du Sud sont chrétiens, parmi lesquels plus de deux tiers de protestants.

« Le contexte syrien », a ajouté le Comité, « offre la possibilité d’une présence dans le berceau du christianisme – un lieu de témoignage chrétien ininterrompu depuis les temps apostoliques – qui exprimerait la solidarité avec une population chrétienne menacée et en déclin. »

Le COE représente plus de 560 millions de chrétiens et compte 349 Eglises membres, essentiellement orthodoxes, anglicanes et protestantes. L’Eglise catholique romaine ne fait pas partie du COE mais elle est représentée dans certaines de ses commissions. Le principal organe directeur du COE ne s’est jamais réuni au Moyen-Orient ni en Asie de l’Est.

Se prononçant en faveur de la tenue de l’Assemblée dans la capitale syrienne, l’archevêque orthodoxe Anastasios de Tirana et de toute l’Albanie a déclaré : « Le monde entier voit aujourd’hui en l’islam une priorité majeure. Damas nous offre la chance d’entrer directement en contact avec lui. »

Pour l’évêque méthodiste Michael Stephen, du Nigeria, la croissance rapide du christianisme en Asie plaide incontestablement en faveur de l’organisation de l’Assemblée dans cette partie du monde. « Les chrétiens de Corée prennent tellement au sérieux le mandat d’apporter l’Evangile à toutes les nations, que nous avons beaucoup à apprendre d’eux sur l’évangélisation, tout en constatant la croissance des Eglises évangéliques et pentecôtistes. »

Les membres japonais et chinois du Comité central ont également apporté leur soutien à la candidature coréenne.

En 1990, la capitale sud-coréenne, Séoul, avait accueilli une importante réunion du COE, le Rassemblement mondial sur la justice, la paix et la sauvegarde de la création. (apic/eni/js)

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