Intervention de Mgr Migliore lors de la 64e session de l’organisation
Rome, 30 septembre 2009 (Apic) Le Saint-Siège souligne une nouvelle fois l’urgence d’une réforme de l’ONU. Le prélat a aussi demandé aux parties concernées dans le soulèvement politique au Honduras de parvenir à «une solution rapide».
Mgr Celestino Migliore, Observateur permanent du Saint-Siège auprès des Nations unies à New York, a souhaité une que cette organisation soit «capable de répondre aux difficultés et à la complexité croissante des relations entre les peuples et les nations», le 29 septembre.
Intervenant lors de la 64e session de l’Assemblée générale des Nations unies, Mgr Migliore a également rappelé que le «vrai développement» impliquait «nécessairement le respect intégral de la vie humaine».
«La nécessité d’avoir une organisation capable de répondre aux difficultés et à la complexité croissante des relations entre les peuples et les nations devient d’une extrême importance», a ainsi estimé Mgr Celestino Migliore.
La réforme des Nations Unies est une préoccupation récurrente au Saint-Siège. Le 29 septembre, dans son intervention, le représentant du Saint-Siège a également constaté qu’»à l’origine des crises internationales» se trouvait «la prétention des Etats et des individus à croire qu’eux seuls ont des droits», et a regretté «leur réticence à prendre des responsabilités». «Les droits et les devoirs des peuples ne dépendent pas seulement des traités internationaux et des résolutions des organes internationaux, mais sont fondés sur les notions d’équité et de dignité de tous».
Le diplomate du Saint-Siège est aussi revenu sur les déviances auxquelles peut conduire l’aide au développement dans les pays défavorisés. Mgr Migliore a ainsi regretté que, «malheureusement, dans certaines parties du monde aujourd’hui, l’aide au développement semble plutôt liée à la volonté du pays bénéficiaire d’adopter des programmes qui découragent la croissance démographique de certaines populations par des méthodes et des pratiques irrespectueuses de la dignité et des droits de l’homme». Le haut prélat a alors dénoncé cette «mentalité comme si elle était une forme d’avancement et de progrès culturel». Au contraire, aux yeux de l’Observateur permanent du Saint-Siège, «le vrai développement implique nécessairement le respect intégral de la vie humaine qui ne peut être déconnecté du développement des peuples». (apic/imedia/lb/pr)
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