Mgr Tomasi invite ses détracteurs à s’intéresser aux autres confessions religieuses
Rome, 30 septembre 2009 (Apic) La question des prêtres pédophiles a fait l’objet d’une joute verbale entre le Saint-Siège et un représentant d’une association laïque le 22 septembre 2009 au siège des Nations unies, à Genève, lors des travaux de la 12e session ordinaire du Conseil des droits de l’homme. Mgr Tomasi s’est notamment défendu en pointant du doigt l’Eglise protestante aux Etats-Unis et la communauté juive.
Pris à partie sur le manque d’efforts de l’Eglise catholique dans le recensement des cas d’abus commis par des prêtres pédophiles, Mgr Silvano Tomasi, Observateur permanent du Saint-Siège, a invité ses détracteurs à s’intéresser aussi aux cas impliquant d’autres confessions religieuses, vient de révéler la presse britannique.
Exerçant son droit de réponse après l’intervention de Keith Porteous Wood, représentant de l’Union internationale humaniste et éthique, Mgr Tomasi a ainsi pointé du doigt l’Eglise protestante aux Etats-Unis et la communauté juive, sur la base de statistiques – datant de 2002 – publiées par la revue américaine Christian scientist monitor. «Bien que certains journaux se concentrent sur le problème des prêtres pédophiles dans l’Eglise catholique romaine, la plupart des Eglises américaines qui font l’objet d’allégations d’abus sexuels sur des enfants sont protestantes», a ainsi affirmé le haut prélat. Le nombre d’»abus sexuels au sein des communautés juives s’approche de celui constaté au sein du clergé protestant», a ajouté l’Observateur permanent du Saint-Siège. Le prélat a en outre précisé que les abus sexuels sur les enfants étaient surtout commis par les membres de leur entourage.
En conclusion de son intervention, Mgr Tomasi a affirmé que, «de la même manière que l’Eglise catholique s’est appliquée à nettoyer sa propre maison, il serait bon que d’autres institutions et autorités, où l’on relève la plus grande partie des abus, fassent de même et en informent les médias».
L’Eglise catholique est très impliquée au sein du monde anglophone dans le combat contre les abus sur mineurs. En juin 2009, quelques jours après la publication du rapport de la ›Child Abuse Commission’, la commission sur les abus physiques et sexuels commis contre les enfants confiés à des institutions gérées par l’Eglise catholique, évêques, religieux et laïcs de nombreux pays anglo-saxons s’étaient réunis au Vatican pour évoquer les problèmes des violences sur les mineurs au sein de l’Eglise.
Depuis 2000, les membres de l’organisation qui regroupe les Eglises anglophones engagées dans le combat contre les abus sur mineurs, le «national office for the protection of children and vulnerable adults», se réunissent une fois par an. (apic/imedia/cp/pr)
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