Les autorités congolaises appelées à agir
Rome, 8 octobre 2009 (Apic) Le Synode pour l’Afrique a appelé jeudi les autorités du Congo RDC à agir pour le retour de l’ordre et de la paix, emboîtant ainsi le pape aux évêques congolais.
Alors que l’archidiocèse de Bukavu, en République démocratique du Congo (RDC), est en proie à des violences depuis le 2 octobre 2009, les présidents délégués et le secrétaire général du Synode des évêques pour l’Afrique ont adressé une lettre de solidarité «fraternelle» à Mgr François-Xavier Maroy Rusengo, archevêque de Bukavu, le 8 octobre. Ce dernier devait quitter le Vatican le lendemain pour regagner son pays.
Les 3 présidents-délégués du synode, le cardinal nigérian Francis Arinze, ancien préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, le cardinal sud-africain Wilfrid Fox Napier et le cardinal sénégalais Théodore-Adrien Sarr, ainsi que Mgr Nikola Eterovic, secrétaire général du Synode des évêques, ont ainsi adressé une lettre de solidarité «fraternelle» et «religieuse» à Mgr Maroy Rusengo, en conclusion de la 6e congrégation générale.
Dans leur missive, ils ont demandé aux «autorités civiles légitimes à faire tout leur possible pour le retour de l’ordre dans la justice, pour instaurer et garantir la paix, indispensable pour une vie normale» de la population. Les participants au synode ont également souhaité que les Congolais aient «des conditions de vie humaines fondées sur les valeurs de la justice, renforcées par le désir de la paix».
La lettre fait ensuite mention «des désordres incluant des paroisses incendiées, des affronts infligés à des prêtres pris en otage avec des demandes de rançon». En effet, dans la nuit du 2 au 3 octobre 2009, une paroisse de l’est du pays avait été attaquée par des rebelles hutus rwandais.
Mgr François-Xavier Maroy Rusengo regagnera son archidiocèse le 9 octobre. Dans cette région de l’est de la RDC, déchirée par les violences, l’Eglise est «restée l’unique soutien pour un peuple terrorisé, humilié, exploité, dominé, que l’on voudrait réduire au silence». Selon lui, il était de son «devoir» de retourner dans son pays et retrouver les «fidèles en proie aux tourments et aux périls». (apic/imedia/lb/pr)
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