Des évêques africains s’interrogent
Rome, 9 octobre 2009 (Apic) Peu après l’attribution du prix Nobel de la Paix au président américain Barack Obama, dans la matinée du 9 octobre 2009, le Bureau de presse du Saint-Siège a rappelé à quel point «l›engagement» dont il a fait preuve «pour la promotion de la paix» était «fondamental pour l’avenir de l’humanité». Les évêques africains en Synode à Rome ont également réagi à la nouvelle.
Par cette déclaration, le Vatican a ainsi fait part une fois encore de sa «considération» envers le chef d’Etat d’origine afro-américaine.
«Le Vatican salue avec considération l’attribution du Prix Nobel de la paix au président Obama, à la lumière de l›engagement dont le président a fait preuve pour la promotion de la paix» dans le monde et, plus récemment, «en faveur du désarmement nucléaire», a ainsi affirmé le père Federico Lombardi, porte-parole du Saint-Siège.
Dans sa déclaration, le père jésuite a ensuite souhaité que «cette reconnaissance très importante encourage plus encore» l’»engagement difficile mais fondamental pour l’avenir de l’humanité» de Barack Obama, pour parvenir «aux résultats espérés».
L’annonce de l’attribution du prix Nobel de la Paix 2009 au président américain Barack Obama a surpris certains des évêques participant au Synode pour l’Afrique, au Vatican. Interpellés par I.Media, certains ont aussi espéré que le prix attribué au premier président Afro-américain des Etats-Unis saurait «l’obliger à tenir le cap pour la paix dans le monde».
«On est content pour lui, mais c’est un peu trop rapide, qu’a-t-il fait ?», s’est interrogé un évêque, originaire du Lesotho.
Plus positif, l’Australien Mgr Peter William Ingham a jugé que la récompense attribuée à Barack Obama permettrait de «soutenir son travail de constructeur de paix». L’évêque de Wollongong et président de la fédération des Conférences épiscopales d’Océanie a estimé que ce prix lui donnerait «la crédibilité» nécessaire pour ses efforts de paix, même si «cela reste surprenant car il vient à peine de se mettre au travail».
«C’est un peu trop tôt, mais c’est bien malgré tout car cela va l’obliger à correspondre au prix qui lui est attribué», a confié pour sa part le Tchadien Mgr Matthias N’Gartéri Mayadi. «Bien sûr, a continué l’archevêque de N’Djaména, on peut lui faire certains reproches, mais ce prix va l’obliger à tenir le cap pour la paix dans le monde».
Particulièrement concerné au Vatican par cette nomination, le cardinal Renato Raffaele Martino, président du Conseil pontifical Justice et Paix, a pour sa part refusé de commenter l’attribution du Nobel de la Paix au nouveau président américain. (apic/imedia/ami/pr)
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