Afrique du Sud: Climat: Des «tribunaux spéciaux» pour juger les pays pollueurs
Le Cap, 11 octobre 2009 (Apic) Les pays les plus industrialisées figurent sur le banc des accusés de «tribunaux spéciaux» formés dans 17 pays par des ONG réunis au Cap, en Afrique du Sud, qui leur imputent la détérioration de l’écosystème de la planète et exigent leur adhésion à un accord mondial contraignant sur la réduction de leurs émissions polluantes.
Les principales victimes des effets négatifs des changements climatiques – les petits agriculteurs et les habitants des zones rurales du Sud du monde – feront part de leurs expériences, qui seront par la suite présentées en décembre à la conférence mondiale de Copenhague.
Les auditions, qui s’inscrivent dans le cadre de la campagne mondiale «Tic Tac Tic Tac», viennent de commencer au Cap (Afrique du Sud), où les agriculteurs originaires de nombreux pays africains décrivent les phénomènes (sécheresses, inondations) que subissent leurs communautés, et à Bangkok (Thaïlande), où, en marge des actuelles négociations pour l’élaboration d’un accord sur les changements climatiques, les pêcheurs et les cultivateurs témoignent des répercussions qu’entraînent les nouvelles données du climat sur leurs vies.
«Dans l’est de l’Ouganda, il n’y a plus de saisons. Auparavant, on avait deux récoltes par an, mais désormais il n’y a plus aucune régularité. (…) Il devient très difficile pour nous de cultiver de la nourriture. (…) Je voulais faire comprendre (aux dirigeants du monde, Ndlr) que nous devenons de plus en plus pauvres à cause du changement climatique, et que nous sommes en train de mourir», témoigne Constance Okollet, agricultrice ougandaise. (apic/misna/pr)
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