Trop nombreuses madrasas inofficielles dans des maisons privées
Londres, 14 octobre 2009 (Apic) S’il y a 2’000 écoles coraniques ou madrasas reconnues officiellement en Grande-Bretagne, il existe à côté d’elles de nombreuses madrasas inofficielles dans des maisons privées, qui ne sont pas enregistrées. Nombre de ces écoles utilisent souvent des enseignants qui ne disposent pas de l’agrément du «Criminal Records Bureau» CRB, une instance officielle mise en place notamment pour la protection des enfants contre les abus sexuels, déplore Khalid Mahmood, député de l’arrondissement de Perry Barr, à Birmingham.
Le CRB check est un document nécessaire pour travailler en contact avec des enfants, avec un public adulte vulnérable, et pour travailler dans le domaine de la sécurité. Equivalent à un extrait de casier judiciaire, il demandé pour travailler en école, dans des agences de mamans de jour, voire parfois même pour faire du soutien scolaire.
Les madrasas sont habituellement rattachées à une mosquée, et donnent un enseignement religieux le soir et durant le week-end. Mais nombre de ces écoles sont organisées dans des maisons privées et les cours sont donnés souvent par des imams et des enseignants sans aucune qualification et sans avoir requis un contrôle du CRB, déplore le député britannique.
Le MINAB (Mosques and Imams’ National Advisory Board) dont l’objectif est d’accréditer les imams en Grande-Bretagne, estime qu’il y a environ 2’000 madrasas officielles dans le pays. Leurs enseignants bénéficient de toutes les autorisations requises pour donner des cours aux enfants dans un environnement sûr et protégé. Mais cette instance estime qu’il est très difficile de connaître le nombre des madrasas non enregistrées situées dans des appartements privés.
Khalid Mahmood déplore le manque de formation de ces enseignants, avec pour résultat que les enfants qui fréquentent ces écoles ne sont pas intégrés dans le système d’éducation britannique et qu’ils ne reçoivent pas un enseignement adéquat. «Je ne voudrais pas y envoyer mes enfants, à moins que ces écoles n’aient été contrôlées par le CRB, et que j’en sache un peu plus sur l’enseignant», déclare à la BBC Mourad, une mère de Birmingham. A l’instar des clubs sportifs, des scouts, des guides et des écoles du dimanche des Eglises chrétiennes, les madrasas ne sont pas spécialement surveillées. Elles sont cependant soumises aux lois sur la protection de l’enfance et aux lois réglant les conditions sanitaires et de sécurité. (apic/bbc/be)
webmaster@kath.ch
Portail catholique suisse
https://www.cath.ch/newsf/trop-nombreuses-madrasas-inofficielles-dans-des-maisons-privees/