Matteo Ricci : Un pont entre l’Europe et la Chine
Rome, 29 octobre 2009 (Apic) A l’occasion du 4e centenaire de la mort du jésuite italien Matteo Ricci (1552-1610), le Vatican propose une exposition riche et colorée sur la figure de cet évangélisateur de la Chine.
L’exposition «Aux sommets de l’histoire – Le père Matteo Ricci entre Rome et Pékin» se tient du 30 octobre 2009 au 24 janvier 2010 dans le ›bras de Charlemagne’, sur la gauche de la Place Saint-Pierre. I.Media a visité cette exposition consacrée à celui que les Chinois appelaient «Li Madou» et avaient rebaptisé «Xitai», maître du Grand Occident.
Installée sur deux étages, cette exposition réalisée par les Musées du Vatican propose aux visiteurs de se déplacer dans deux univers liés à l’histoire du missionnaire italien: des salles aux murs et aux sols bleus pour l’univers européen, et une ambiance rouge pour la Chine.
En bleu, donc, un étage de l’exposition est consacré au monde européen à l’époque de Matteo Ricci. L’imposant et célèbre tableau de Véronèse (1528-1588) sur La Bataille de Lépante, peint en 1572, accueille d’emblée les visiteurs. Ceux-ci se retrouvent ensuite face au majestueux portrait du fondateur de la Compagnie de Jésus – les jésuites -, saint Ignace de Loyola (1491-1556), par Pierre Paul Rubens (1577-1640).
Plusieurs portraits de Matteo Ricci attirent également l’attention, ainsi que des manuscrits du père jésuite, des instruments astronomiques ou encore des cartes géographiques chinoises. Le missionnaire apporta ainsi dans l’Empire du Milieu des mappemondes qui firent découvrir aux Chinois le reste du monde. Le père jésuite redessina les cartes en plaçant la Chine au centre, et non l’Europe.
Un élégant Bouddha observe les visiteurs qui s’apprêtent à entrer dans l’univers rouge de l’exposition, consacré au pays où vécut Matteo Ricci pendant 28 ans. Le père jésuite fut l’un des premiers missionnaires italiens à pénétrer dans l’Empire du Milieu en 1583, et le premier sinologue occidental.
Une représentation de l’autel de Confucius (551-479 av J.-C.), l’une des grandes figures de la civilisation de la Chine ancienne, attire l’attention du visiteur. Matteo Ricci avait fait connaître en Occident les textes de Confucius. Plus loin, une maquette de la Cité interdite rappelle que Li Madou, ayant gagné la confiance de l’empereur, pouvait pénétrer dans cette partie de Pékin. Il fut d’ailleurs enterré, en signe de grand respect, à proximité de la Cité interdite.
Pour clore l’exposition, une Vierge à l’Enfant aux traits asiatiques est installée à côté d’un Jugement dernier chinois, où la muraille de Chine sert de frontière entre le Ciel et la Terre. Très marqué par la civilisation chinoise, le père Ricci se livra à une évangélisation progressive par une étude de la culture traditionnelle et l’assimilation des coutumes locales.
L’exposition «Aux sommets de l’histoire – Père Matteo Ricci entre Rome et Pékin» quittera Rome en janvier prochain pour rejoindre la Chine. Elle fera étape à Pékin, Shanghai, Nanjing et Macao. (apic/imedia/lb/pr)
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