Les carmélites ont rejoint d’autres couvents encore actifs
Sherbrooke, 17 novembre 2009 (Apic) Faute de relève, le Carmel de Belle-Croix de Danville, au Québec, a définitivement fermé ses portes durant le week-end. Les religieuses de ce couvent situé dans les cantons de l’Est sont allées vivre dans d’autres carmels encore actifs au Québec.
C’est le nombre décroissant des carmélites à Danville et la moyenne d’âge des religieuses qui ne cesse d’augmenter, ainsi que les tentatives infructueuses de recruter de nouvelles vocations qui ont précipité la fin de cette expérience. A l’origine, le Carmel de Belle-Croix comptait 20 soeurs, elles n’étaient plus que six ces derniers temps. Le Québec compte quatre autres carmels, à Dolbeau, Trois-Rivières, Tewksbury et Montréal. Ces jours-ci, les religieuses de Danville vont s’installer dans d’autres carmels du Québec, afin de poursuivre leur mission de prière.
Toute la population était invitée, le dimanche 15 novembre, pour assister à la dernière messe avant le départ des religieuses qui vivaient dans ce petit monastère de l’Estrie, fondé en 1957. Dans cette verdoyante région, à plus ou moins égale distance des villes de Sherbrooke, Victoriaville et Drummondville, le Carmel de Belle-Croix poursuivait depuis plus de cinq décennies sa mission de prière, de louange et d’intercession au coeur de l’Eglise diocésaine de Sherbrooke. Il abritait des soeurs d’origine québécoise et vietnamienne, qui bénéficiaient de l’appui de la population de Danville, d’Asbestos et de toute la région.
Lors de la messe, particulièrement émouvante, des fidèles de la communauté de la région ont remis aux religieuses la pétition qui a circulé pour tenter d’empêcher leur départ. En tout, plus de 2500 personnes l’avaient signée, pour démontrer leur attachement aux religieuses.
L’archevêque de Sherbrooke, Mgr André Gaumont, était présent samedi 14 novembre pour décréter officiellement la fermeture du Carmel de Belle-Croix. Le monastère ne ferme pas pour des raisons économiques, mais en raison du nombre décroissant de carmélites, à leur vieillissement et au manque de vocations. Le monastère est présentement en vente, sous la responsabilité d’une agence immobilière.
« C’est bien à regret et à contrecoeur qu’il nous faut envisager la fermeture puisque la réalité quotidienne nous y contraint, écrit soeur Guénette, la prieure du carmel, dans la dernière livraison du feuillet paroissial de l’église Sainte-Anne de Danville. Notre attachement à la communauté de Danville et des environs est grand et nous sommes reconnaissantes à tous pour l’affection, le support et l’aide que vous nous avez démontrés depuis l’ouverture du carmel en 1957 ». (apic/rvm/be)
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