Rome: FAO, L’Osservatore Romano constate l’échec du sommet sur la sécurité alimentaire

Pas d’engagements précis

Rome, 18 novembre 2009 (Apic) L’Osservatore Romano déplore l’absence d’engagements précis pour lutter contre la faim dans le monde de la part des chefs d’Etat et de gouvernement réunis à Rome lors du Sommet sur la sécurité alimentaire, du 16 au 18 novembre 2009.

Dans son édition du 17 novembre, le quotidien du Vatican regrette en particulier l’absence de débat autour de la déclaration approuvée dès le premier jour des travaux organisés au siège de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

«Il n’y a aucune certitude en matière de lutte contre la faim dans le monde», regrette ainsi L’Osservatore Romano au sujet de la déclaration «adoptée à peine plus de 2 heures après le début du sommet». Le quotidien déplore que le sommet de la FAO, auquel a brièvement participé Benoît XVI, ne fixe pas d’engagements précis.

Ainsi, poursuit l’éditorial publié en «une» du quotidien, les signataires de la déclaration n’évoquent pas de crédits certains et immédiats pour sauver tout de suite quelques-uns de ces enfants qui, toutes les 6 secondes, meurent dans la partie la plus pauvre du monde.

L’Osservatore Romano regrette par ailleurs l’absence au sommet des leaders de la quasi totalité des pays les plus riches. Ceux-là même qui, lors du récent sommet du G8 de L’Aquila, en Italie, avaient promis 20 milliards de dollars d’aide pour la lutte contre la faim.

Les quelque 60 chefs d’Etat et de gouvernement réunis à Rome se sont ainsi engagés, dans une déclaration, à «éradiquer la faim dans le monde». Ils n’ont, en revanche, fixé aucun délai pour parvenir à cet objectif alors que la date butoir de 2025 avait été préalablement approuvée, a regretté ensuite Jacques Diouf, le directeur général de la FAO.

Intervenant dans la matinée du 16 novembre devant un parterre de leaders internationaux, dont beaucoup venus d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine, Benoît XVI avait invité la communauté internationale à ne plus «accepter l’opulence et le gaspillage» face au drame de la faim. Il avait invité à la promotion de la justice plutôt que de l’égoïsme et mis en garde devant la tentation d’un «découragement résigné» ou de l’indifférence. (apic/imedia/ami/be)

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