Paris, 18 novembre 2009 (Apic) La Conférence des évêques de France dénonce la possibilité de dépistage de la trisomie 21 lors du diagnostic pré-implantatoire (DPI), autorisée par le Comité Consultatif National d’Ethique. « Le fait d’élargir cette recherche à la trisomie 21 constitue un pas supplémentaire vers une utilisation eugénique du DPI. Rien n’empêchera de l’étendre demain à la recherche d’autres affections, voire à la satisfaction de désirs personnels », lance la Conférence épiscopale dans un communiqué signé de son président, le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris, et diffusé le 18 novembre. « C’est un signal extrêmement négatif adressé aux personnes atteintes de la trisomie 21 et à leurs familles », affirme l’épiscopat français. Le DPI est utilisé en France strictement pour la seule détection de maladies génétiques d’une « particulière gravité », reconnues incurables au moment du diagnostic, rappelle le cardinal Vingt-Trois. « Sans cacher les difficultés rencontrées par les personnes trisomiques, il faut rappeler qu’il ne s’agit pas d’une anomalie mortelle. Ne sommes-nous pas devant un refus insidieux de nos sociétés modernes de l’accueil des personnes handicapées? », se demande-t-il. (apic/com/bb)
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