Afrique : 20e anniversaire de la Convention internationale des droits de l’Enfant

Déclaration commune de l’UNICEF et de la CEDEAO

Dakar, 20 novembre 2009 (Apic) A l’occasion du 20e anniversaire de la convention internationale sur les droits de l’Enfant (CIDE), l’UNICEF et la Communauté économique des états de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ont estimé que beaucoup reste encore à faire pour assurer l’intégration des enfants. Il s’agit particulièrement de l’intégration de ceux vivant avec un handicap dans les plans de protection nationaux et régionaux.

Il faut encore des efforts pour qu’ils puissent bénéficier «pleinement» de leur droit à une vie «active et épanouie», ont souligné le deux organisations dans un déclaration commune publiée à Dakar, au Sénégal. Citant des statistiques officielles, elles ont relevé que l’Afrique de l’Ouest et du Centre présente «certains des problèmes les plus aigus». Environ trois millions d’enfants meurent avant leur cinquième anniversaire, 25 millions d’enfants ne sont pas scolarisés et un tiers de tous les décès maternels dans le monde se trouvent dans cette région.

Selon l’UNICEF et la CEDEAO, l’Afrique tout entière aura à relever de nouveaux défis en matière de droits de l’Enfant. «Nous ignorons encore l’ensemble des effets de la crise financière mondiale et de la réduction de la demande pour certaines matières premières à un moment où les prix des produits alimentaires sont en hausse», ont-elles souligné. Il s’agit d’une situation de «tous les dangers» dans une région où tant d’enfants souffrent de malnutrition et tant de familles vivent dans la subsistance.

L’UNICEF et la CEDEAO ont cependant reconnu des progrès, dans certains pays, en faveur de l’enfance. Il s’agit, entre autres, du Burkina Faso, du Cap Vert, de la République démocratique du Congo, du Ghana, du Mali et du Sénégal, qui ont élaboré des stratégies de politiques ou des plans nationaux de protection sociale.

Des violations massives des droits de l’enfants existent toujours

En outre, beaucoup de progrès sur les droits de l’Enfant ont été réalisés par les pays de l’Afrique de l’Ouest et du Centre. Car, il y a vingt ans très peu d’organisations et de programmes cherchaient à résoudre les problèmes relatifs au travail, à la maltraitance et à l’exploitation sexuelle des enfants, à la violence à leur égard à l’école et à la maison, à leur enrôlement dans les forces armés, à la justice et à la protection des orphelins et enfants vulnérables. Il y a maintenant dans tous les pays des organismes chargés de promouvoir la protection des enfants et un certain nombre de lois édictées en conformité avec les normes internationales. Toutefois, il existe encore «des violations massives» des droits des Enfants, même si les efforts pour les contenir ont considérablement augmenté au cours des deux dernières décennies.

Lors de réunions tenues cette année au Bénin et en Gambie, la CEDEAO a incité ses 15 états membres à augmenter le financement des institutions nationales actives dans les droits de l’homme. En plus, la Commission est entrain de développer un réseau régional pour appuyer la mise en œuvre des lois et politiques. Malgré tout, les deux organisations ont «plus que jamais besoin de faire de l’intérêt supérieur» de l’Enfant, le «principal test» de la gouvernance et de développer les capacités pour la réalisation des droits de l’Enfant. «Lorsque nous améliorons la scolarisation, l’accès aux établissements de santé et aux services sociaux, tout le monde y gagne», ont-elles relevé. (apic/ibc/bb)

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