Jubilé pour trois Eglises africaines

Kinshasa: Rencontre «post-synodale» pour les Eglises des Grands Lacs

Kinshasa, 30 novembre 2009 (Apic) Depuis lundi 30 novembre jusqu’au dimanche 6 décembre, les Eglises des Grands Lacs se rencontrent à Kinshasa pour célébrer le cinquantenaire des Conférences épiscopales de République Démocratique du Congo, Burundi et Rwanda – fondées en 1959 – et le Jubilé d’Argent de l’Association des Conférences épiscopales de l’Afrique centrale (Aceac), instaurée en 1984.

«Il s’agit de relire l’histoire de nos diocèses, de revisiter le travail accompli pendant toutes ces années», précise le Père Léonard Santedi, théologien et secrétaire général de la Conférence épiscopale du Congo (Cenco). Mais également de mettre l’accent sur l’espoir de bâtir une communauté de paix entre les Eglises des trois pays.

Comment transmettre aux fidèles les fruits du récent Synode sur l’Afrique ?

Rappelant que le jubilé, qui signifie «joie», est pour les Eglises une occasion de se renouveler, en prévision de la construction d’un nouvel avenir, le Père Santedi relève que la rencontre a été inaugurée par une messe dans la paroisse de Saint Joseph de Kalamu, avant la tenue de différentes conférences et interventions officielles. L’une d’entre elles sera consacrée à l’encyclique «Caritas in veritate» du pape Benoît XVI.

La rencontre de Kinshasa permettra également aux Pères synodaux des trois pays, de retour du Vatican, de réfléchir sur la manière dont transmettre aux fidèles les fruits du Synode sur l’Afrique tenu en octobre au Vatican. «Je rentre avec ces grands défis auxquels les Eglises d’Afrique sont confrontées, dont celui de travailler vraiment à la recherche de la justice, de la réconciliation et de la paix», déclare le Père Santedi, qui a pris part aux travaux de l’assemblée au Vatican ainsi qu’à une rencontre de l’Observatoire missionnaire du synode portant sur le thème de la théologie africaine.

«L’Afrique reste un continent d’espoir»

L’Afrique, ajoute le Père Santedi, «reste un continent d’espoir. L’espérance chrétienne, c’est l’antidote à toutes les fatalités, à tous les pessimismes. Cette espérance repose dans l’engagement même que d’abord les Pères synodaux ont pris à la fin du synode d’être eux-mêmes les premiers acteurs de cette réconciliation, de mettre nos Eglises sur le chemin de la réconciliation, de la justice et de la paix».

L’Afrique est, comme l’a dit le pape, «ce poumon spirituel de l’humanité qui apprend à notre humanité comment respirer», poursuit-il. A Kinshasa, les évêques du Congo, du Rwanda et du Burundi vont s’efforcer de définir un programme pastoral conforme au thème du Synode sur la paix, la justice et la réconciliation. Enfin, le jour de l’anniversaire de la fondation de l’Aceac, le 3 décembre, la première pierre de l’Institut panafricain pour l’enseignement de la doctrine sociale sera posée dans les locaux de l’Université catholique du Congo (Ucc) à Monte-Ngafula. A l’issue d’un pèlerinage, une messe solennelle au Stade des Martyrs conclura les travaux des Eglises des Grands Lacs. (apic/misna/be)

webmaster@kath.ch

Portail catholique suisse

https://www.cath.ch/newsf/jubile-pour-trois-eglises-africaines/