Londres: L’élection d’une évêque homosexuelle aux EU inquiète l’archevêque de Cantorbéry

Elle est susceptible de causer de nouveaux problèmes au sein de la Communion anglicane

Londres, 8 décembre 2009 (Apic) L’élection, samedi 5 novembre, de Mary Douglas Glasspool, prêtre ouvertement homosexuelle, en tant qu’évêque de l’Eglise épiscopale (anglicane) des Etats-Unis, est susceptible de causer de nouveaux problèmes au sein de la Communion anglicane mondiale, s’inquiète Rowan Williams, archevêque de Cantorbéry.

«L’élection, par le diocèse de Los Angeles, de Mary Glasspool en tant que future évêque assistante, soulève des interrogations très graves non seulement pour l’Eglise épiscopale et sa place au sein de la Communion anglicane, mais aussi pour l’ensemble de la Communion», a déclaré le 6 décembre l’archevêque Williams, leader de la Communion anglicane, qui représente 77 millions de fidèles.

L’archevêque Williams, cité mardi par l’Agence ENI, a souligné que la récente élection de Mary Glasspool – qui vit en partenariat avec une femme – restait «à confirmer, ou infirmer, par les évêques de diocèse et les comités permanents diocésains.» Selon lui, cette décision «aura des répercussions considérables.»

L’élection en tant qu’évêque de l’Etat du New Hampshire, en 2003, de V. Gene Robinson, qui vit depuis longtemps en partenariat avec un autre homme, avait suscité une certaine colère au sein de la Communion anglicane, dont l’Eglise épiscopale, forte de 2,1 millions de fidèles, est la représentante aux Etats-Unis.

Dans un communiqué provenant d’Australie, l’archevêque anglican de Sydney, Peter Jensen, a déclaré que la confirmation de l’élection de Mary Glasspool «lèverait le doute quant au fait que les dirigeants de l’Eglise épiscopale ont choisi d’emprunter une voie qui est contraire aux Ecritures et qu’ils ne vont pas s’en écarter».

Selon lui, une telle confirmation donnerait à l’archevêque Williams «de bonnes raisons d’agir avec fermeté et de se désolidariser de l’Eglise épiscopale.»

L’archevêque Jensen est le secrétaire général de la Fellowship of Confessing Anglicans, un groupe qui affirme s’opposer à «la théologie révisionniste qui a pris tant d’importance en Occident.»

De nombreux anglicans, en particulier dans les pays du Sud, où leur nombre croît rapidement, pensent que l’homosexualité est un péché contraire à la Bible. Beaucoup d’anglicans et quatre diocèses des Etats-Unis ont rompu leurs liens avec l’Eglise épiscopale des Etats-Unis depuis la consécration de l’évêque Robinson.

L’archevêque Williams a souligné dans son communiqué que les évêques anglicans avaient exhorté l’Eglise épiscopale des Etats-Unis à faire preuve de retenue vis-à-vis de la promotion de prélats ouvertement homosexuels. «Les évêques de la Communion anglicane ont collectivement reconnu qu’en signe de respect, une période de retenue bienveillante concernant les actions qui sont contraires à l’esprit de la Communion est nécessaire si nous voulons que nos liens d’affection mutuelle soient maintenus», a-t-il indiqué.

Les propos de l’archevêque Williams ont été condamnés par Susan Russell, prêtre anglicane et ancienne présidente d’Integrity USA, une organisation épiscopale de défense des droits homosexuels, qui a déclaré que l’archevêque Williams «attisait les flammes de l’homophobie». (apic/eni/pr)

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