Dakar, 11 décembre 2009 (Apic) Le Sénégal a réaffirmé jeudi 10 décembre son opposition à la légalisation de l’homosexualité, pour des raisons d’ordre religieux, social, et culturel. Pour son ministre des Affaires étrangères, Madické Niang, «il n’est pas question de dépénaliser» cette pratique dans le pays où tout le monde croit en Dieu. Au Sénégal, l’homosexualité est sanctionnée par une peine d’un à cinq ans d’emprisonnement et d’une amende de 100’000 à 1,5 million de francs CFA (226 à 3’392 CHF). Depuis l’emprisonnement, il y a un an, d’un groupe de neuf personnes pour «acte contre nature avec une personne de même sexe ou acte impudique», des ONG, ainsi que des pays occidentaux, font pression sur les dirigeants du Sénégal pour légaliser l’homosexualité. «L’homosexualité heurte les croyances (musulmanes et chrétiennes) sociales, culturelles et religieuses du Sénégal», a souligné Madické Niang devant des ambassadeurs, des membres du gouvernement et des représentants de la société civile. Il a cependant rappelé que les libertés individuelles sont préservées. «Au Sénégal, personne n’est brimée parce qu’il ou elle a des apparences, une démarche ou un habillement contraires à la nature», a-t-il indiqué au sujet d’une attitude trahissant des tendances homosexuelles. «Ce qu’on ne supporte pas, c’est que cela se fasse aux yeux de tout le monde, le Sénégal étant un pays de religion et de pudeur». (apic/ibc/bb)
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