Un « repère d’humanité » dans un lieu fragilisé
Paris, 27 décembre 2009 (Apic) Depuis 2001, cinq religieuses des Sœurs du Très Saint Sauveur habitent dans un quartier populaire de la région parisienne, à Bagnolet, dans le diocèse de Saint-Denis. Elles y vivent au quotidien avec le souci de créer du lien avec et entre les habitants, et de témoigner de l’Évangile. Elles sont un « repère d’humanité » dans un lieu fragilisé.
« La Croix » consacre un dossier à leur présence dans ce quartier. L’endroit ressemble du reste à beaucoup d’autres dans la banlieue parisienne. Des barres d’immeuble, une population multiculturelle, quelques graffitis, un quartier populaire pas vraiment chic ni clinquant à quelques encablures d’une voie rapide. Cinq religieuses de la congrégation des Sœurs du Très Saint Sauveur vivent dans ce cadre : sœur Henriette, 77 ans ; sœur Yvette, 68 ans ; sœur Héléna, 65 ans ; sœur Claudie, 65 ans et sœur Bernadette, supérieure de la communauté, 59 ans. Elles habitent un appartement au premier étage d’une tour qui en comprend dix-huit au cœur de Bagnolet, ville de l’est parisien. Le cadre n’est pas idyllique mais cela ne les déstabilise pas. « Nous sommes dans un quartier de banlieue où l’on trouve une grande détresse humaine, des dégradations, le chômage, des jeunes qui traînent. C’est un quartier en difficulté, constate sœur Henriette. Mais au milieu de tout cela, nous vivons des choses superbes. Il y a des moments durs mais aussi des moments de joie. »
Les religieuses, écrit « La Croix, se sont installées dans cet endroit le 11 septembre 2001. Elles y ont alors pris la succession des religieuses des Petites Sœurs de l’Assomption. Elles partagent leur quotidien entre le travail pour trois d’entre elles (les deux autres sont retraitées), la vie ecclésiale, des engagements locaux (visite de maison de retraite, travail au sein du centre social, aide aux devoirs, membre du conseil de quartier, etc.) et tout simplement une vie de voisinage. « Je prends beaucoup de temps pour rencontrer les habitants dans le hall de l’immeuble ou lors des courses », confie au quotidien catholique sœur Henriette.
En quelques années, les cinq religieuses se sont véritablement intégrées dans le quartier. « Elles sont toujours à l’écoute, apprécie Nacera une voisine de confession musulmane. On parle avec elles de ce que l’on vit dans l’immeuble. Elles apportent aussi une aide psychologique ou matérielle. » « Elles sont disponibles pour tout le monde et permettent aussi à tous les habitants quels qu’ils soient de se rencontrer », ajoute Rosina, une autre voisine.
La démarche est appréciée. « On sait qu’on peut s’adresser à elles, estime Rosina. Elles sont un repère dans la foi mais aussi dans le besoin. » Les cinq religieuses sont ainsi identifiées en tant que communauté chrétienne et elles recueillent parfois des fruits inattendus de leur présence. (apic/cx/pr)
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