Rome: On ne peut empêcher le contact du pape avec les foules, dit le père Lombardi

Ce serait «comme l’empêcher de respirer»

Rome, 28 décembre 2009 (Apic) On ne peut empêcher le contact du pape avec les foules, affirme le père Lombardi après l’agression de Benoît XVI.

Après l’agression de Benoît XVI, au cours de la messe de Noël célébrée dans la soirée du 24 décembre 2009 dans la basilique Saint-Pierre, le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège a estimé que priver le pape du contact avec les foules serait «comme l’empêcher de respirer».

Intervenant sur Radio Vatican le 28 décembre, le père Federico Lombardi a malgré tout invité à la «prudence» au vu des «risques» encourus par le pape.

Alors que les autorités judiciaires vaticanes pourraient prochainement décider d’acquitter la jeune femme «déséquilibrée» Italo-suisse ayant sauté sur Benoît XVI au début de la messe de Noël, le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège a expliqué que le pape était «toujours au milieu de beaucoup de gens parce que nombreux sont ceux qui veulent le voir et s’approcher de lui». «Si on lui enlevait cela, a alors soutenu le jésuite, ce serait comme l’empêcher de respirer, comme si on lui enlevait véritablement le cadre naturel de son service pastoral».

«Bien sûr, a poursuivi le père Lombardi, il faut de la prudence, des mesures d’attention, mais on ne peut enlever au pape ce qui est la substance de son rapport pastoral avec les gens». «Parfois, cela comporte naturellement aussi quelques risques», a encore affirmé le directeur de Radio Vatican, notant que, «par chance, la très grande partie des gens l’apprécie beaucoup et serait bien satisfaite qu’il soit protégé au mieux».

Le père Lombardi est intervenu alors que la presse italienne a commencé à évoquer un renforcement des mesures de sécurité autour du pape après l’agression.

Peu après l’incident, le père Federico Lombardi avait déjà estimé que l’on ne pouvait pas «placer le pape à 100 % sous haute surveillance, à moins de créer un mur entre lui et les fidèles», ce qui serait «une chose impensable». Le ›porte-parole’ du Vatican avait en outre invité à «abandonner l’illusion du risque zéro».

La sécurité du pape est assurée par environ 350 hommes : 130 gendarmes du Vatican, 110 gardes suisses et autant d’hommes du détachement de la police italienne auprès du Vatican. Ce dispositif est parfois critiqué pour les tensions qui peuvent exister entre les différents corps et dont ferait les frais la sécurité du pape, en particulier entre les Italiens de la Gendarmerie vaticane et les hommes de la Garde suisse pontificale. (apic/imedia/ami/pr)

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