Rome: Discours du pape devant le corps diplomatique

Benoît XVI condamne l’hostilité et le mépris à l’égard des chrétiens en Occident

Rome, 11 janvier 2010 (Apic) Benoît XVI a condamné lundi «l’hostilité et le mépris à l’égard des chrétiens en Occident».

Devant l’ensemble du corps diplomatique accrédité auprès du Saint-Siège, Benoît XVI a fustigé l’»hostilité» et le «mépris» du monde politique, culturel et médiatique occidental à l’égard de la religion chrétienne. Le pape, qui s’en est pris aux «lois» ou «projets» qui «portent atteinte au fondement biologique de la différence entre les sexes» en Occident, a également appelé à la fin des persécutions que les chrétiens doivent endurer au Proche-Orient et dans des pays musulmans de l’Asie.

Devant les diplomates réunis pour la cérémonie des vœux dans la salle royale du Palais apostolique, constatant que «la communauté des croyants peut et veut» participer à «un changement effectif des mentalités» et établir «de nouveaux modes de vie», Benoît XVI a souhaité une nouvelle fois que «son rôle public soit reconnu».

Le pape a alors regretté la diffusion «dans certains pays, surtout occidentaux», d’»un sentiment de peu de considération et parfois d’hostilité, pour ne pas dire de mépris, envers la religion, en particulier la religion chrétienne». Ce sentiment, a soutenu Benoît XVI, «se diffuse parmi les milieux politiques et culturels, ainsi que dans les médias».

Aux yeux du pape, en particulier, le relativisme considéré comme un «élément constitutif essentiel de la démocratie» comporte le risque «de ne concevoir la laïcité qu’en termes d’exclusion ou, plus exactement, de refus de l’importance sociale du fait religieux». Il en découle une «confrontation» et une «division», ainsi qu’un rejet des «attitudes différentes de la sienne», bref, «une voie sans issue», a expliqué le pape.

A l’inverse, Benoît XVI a vanté les mérites d’»une laïcité positive, ouverte, qui, fondée sur une juste autonomie de l’ordre temporel et de l’ordre spirituel, favorise une saine collaboration et un esprit de responsabilité partagée».

Dans son discours, le pape s’en est encore pris à l’Occident – confiant qu’il pensait «à des pays européens ou du continent américain» – lorsqu’il a évoqué les «attaques» dont «les créatures» font l’objet au quotidien, à savoir «des lois ou des projets qui, au nom de la lutte contre la discrimination, attentent au fondement biologique de la différence entre les sexes».

Chrétiens persécutés

Après l’Occident, Benoît XVI a souhaité évoquer le sort des chrétiens au Moyen-Orient qui, «assaillis de diverses manières, jusque dans l’exercice de leur liberté religieuse», doivent quitter leurs terres. Le pape a tourné son regard vers d’autres pays d’Asie, souhaitant que les chrétiens d’Irak puissent bénéficier du «respect», de la «sécurité» et de la «liberté» pour apporter leur contribution à la construction de l’avenir du pays, menacé par «les divisions, la tentation de la violence et l’intolérance». De même, le pape a appelé à ce que les agressions envers les chrétiens au Pakistan «ne se renouvellent plus» et que ces derniers «puissent se sentir pleinement intégrés dans la vie de leur pays».

Dans son discours le pape a particulièrement condamné «le déplorable attentat dont vient d’être victime la communauté copte égyptienne ces derniers jours, alors même qu’elle fêtait Noël». (apic/imedia/cp/pr=

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