Il offre son soutien au patriarche de l’Eglise orthodoxe copte d’Alexandrie
Beyrouth, le 12 janvier 2010 (Apic) L’évêque luthérien de Jérusalem, Munib Younan, a dénoncé l’assassinat de six chrétiens coptes en Egypte et a offert son soutien au patriarche de l’Eglise orthodoxe copte d’Alexandrie.
« Cette attaque est épouvantable et instille la peur dans le cœur des chrétiens d’Egypte », a déclaré l’évêque Younan dans un communiqué du 11 janvier, adressé à ENI depuis Beyrouth, où il participe à l’Assemblée générale de la Communauté des Eglises évangéliques du Moyen-Orient.
Les six chrétiens coptes, ainsi qu’un agent de sécurité musulman, ont été tués dans une église de Nag Hamadi le 6 janvier, la veille de la date à laquelle les coptes célèbrent Noël. Au moins neuf autres personnes ont été blessées, indique l’agence de presse Associated Press.
« Nous sommes épouvantés et dénonçons cet acte violent et le fait qu’au lieu que notre peuple – des chrétiens coptes – célèbre Noël et la fête de l’incarnation, il a dû célébrer la fête de la croix », a déclaré Munib Younan, évêque de l’Eglise évangélique luthérienne de Jordanie et de Terre Sainte. Il a affirmé avoir prié pour le pape Shenouda III, patriarche copte.
A Rome, le pape Benoît XVI a condamné « le déplorable attentat dont vient d’être victime la communauté copte égyptienne ces derniers jours, alors même qu’elle fêtait Noël. »
Les coptes constituent environ 9% des 83 millions d’habitants de l’Egypte, tandis que les musulmans sont majoritaires à 90%.
L’évêque Younan a déclaré qu’il encourageait les chrétiens d’Egypte à « rester fidèles à leur témoignage de l’Evangile, car l’Eglise porte toujours sa croix, même en temps de joie. » Il a affirmé faire confiance aux autorités égyptiennes pour trouver les auteurs de l’attaque et les traduire en justice.
« Nous prions pour les victimes et leurs familles », lit-on dans le communiqué de l’évêque Younan. « Mais nous prions également pour que de tels agissements ne se répètent pas, ni en Egypte, ni ailleurs. »
Trois suspects arrêtés après le massacre ont nié toute implication, selon les autorités égyptiennes.
Les autorités suspectent que l’attaque a eu lieu en représailles du viol présumé d’une musulmane de 12 ans par un chrétien en novembre dans la même ville.
Après les assassinats, des émeutes communautaires auraient éclaté dans des villages proches, causant au moins six blessés. La région se trouve à 64 km au nord du centre archéologique et touristique de Louxor. (apic/eni/js)
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