50’000 personnes sur les routes en raison des violences entre musulmans et chrétiens
Kano, 20 jan 2010 (Apic) Les affrontements dans la ville de Jos, au Nigeria, ont fait près de 200 morts, laissés des centaines de blessés et provoqués le déplacement de 50’000 personnes, en raison des violences, mais aussi par manque d’eau et de vivres
Ces nouveaux affrontements entre chrétiens et musulmans dans la ville de Jos, dans le centre du Nigeria, ont provoqué en trois jours le déplacement de 50’000 personnes. Les ONG font état d’une pénurie d’eau et de vivres.
Selon Misna, la situation semble se calmer. Les coups de feu se sont atténués vers 17 heures et les militaires patrouillent dans les rues depuis les épisodes de violence et les pillages qui se sont vérifiés à Jos, capitale de l’État central du Plateau, où des heurts entre groupes armés ont causé le week-end dernier et mardi matin des dizaines et des dizaines de victimes.
Selon des sources citées par Misna, les violences, qui ont éclaté dimanche dernier avant de s’interrompre pendant toute la journée de lundi, ont repris tôt mardi matin malgré le couvre-feu en vigueur et se sont propagées du quartier de Nassarawa Gwom à toute la zone de Bukuru.
Selon ces mêmes sources, qui préfèrent garder l’anonymat pour des raisons de sécurité, les heurts découleraient d’un contentieux relatif à la reconstruction de bâtiments détruits pendant les désordres de novembre 2008 bien que « certains s’efforcent d’en faire un conflit religieux et non pas politique ».
En revanche, des affrontements armés auraient toujours lieu à l’entrée de Jos, selon le porte-parole du Comité international de la Croix Rouge (Cicr), Robin Waudo, résolu à organiser les aides en faveur de la population civile en collaboration avec la Croix Rouge nigériane.
« Une équipe d’agents de la Croix Rouge est bloquée à l’intérieur de la caserne de police à Jos tandis que la nouvelle explosion de violences a empêché aujourd’hui de rentrer à nouveau dans la ville les volontaires du Cicr, qui étaient parvenus hier à distribuer des aides et à évacuer les blessés », précise Waudo à Misna, ajoutant ne pas être en mesure de confirmer les bilans de 150 à 200 morts, selon des informations qui circulent dams les médias.
Selon ce responsable, « des centaines de familles ont pris la fuite ces dernières heures pour échapper aux violences » et se sont installées à proximité des postes de police et des sièges des institutions en quête de protection. Pour rétablir l’ordre dans la ville, les autorités locales ont proclamé à compter de mardi un couvre-feu permanent (24 heures sur 24) jusqu’à nouvel ordre. (apic/misna/pr)
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