Valais: Table ronde autour du rôle du prêtre dans la société d’aujourd’hui

›’Le prêtre n’est plus le seul qui sait lire et écrire’’

Martigny, 4 février 2010 (Apic) Plus d’une centaine de personnes ont participé, le 3 février, à une table ronde organisée autour du thème ’’Le rôle du prêtre dans le monde actuel’’, à la salle de la paroisse Notre Dame des Champs à Martigny, en Valais.

Il s’est agi d’une soirée de réflexion, d’échange et de témoignages sur le rôle du prêtre dans la société d’hier et d’aujourd’hui.

Animée par l’ancien journaliste sportif, Pierre Raron, cette rencontre a été marquée par des témoignages poignants tournant autour de la pastorale en paroisses et de l’exercice du ministère sacerdotal. Quatre prêtres dont Raphaël Duchoud et Bernard Gabioud, tous deux, chanoines du Grand-St-Bernard ont donné leurs témoignages et points de vue sur le rôle du prêtre dans la société actuelle.

Modification de l’image du prêtre

En ouvrant le dialogue, le père Bernard Gabioud a fait remarquer qu’aujourd’hui la figure du prêtre a bien changé. ›’La figure de celui dont on se faisait l’image, il y a 50 ans, a beaucoup évolué ces dernières années’’, a-t-il déclaré. «Autrefois, le prêtre était le seul dans la commune qui savait lire et écrire. Et cela, lui conférait d’autres responsabilités, en dehors de sa mission principale. Il accumulait plus ou moins trois fonctions. Il jouait à la fois le rôle de prêtre, d’enseignant et de président de la commune’’, fait remarquer le Père Bernard Gabioud.

›’Aujourd’hui, il n’est plus le seul au village qui sait lire et écrire pour accomplir ces différentes tâches. D’autres personnes aux compétences plus spécifiques l’ont relayé dans ces fonctions», relève le chanoine.

Face aux nouvelles confessions

Interrogés par les participants sur les nouvelles confessions non chrétiennes qui semblent mettre en question le rôle qu’a joué historiquement le prêtre dans la société et celui qu’il doit y jouer aujourd’hui, le chanoine Raphaël Duchoud a rappelé d’abord que ne n’est pas, en général, ces nouvelles confessions qui mettent le plus en question l’héritage chrétien dont le rôle du prêtre, mais plutôt le politique. ›’Le fait de légiférer ou voter une loi interdisant des crucifix dans des lieux publics comme, par exemple, dans des écoles et bientôt dans les hôpitaux, est une tentative de la société moderne de porter atteinte à notre identité chrétienne», relève-t-il. «Je constate que cela se fait par le politique et non par les nouvelles confessions non chrétiennes, ajoute-t-il. «Vouloir éliminer ce patrimoine chrétien, est-ce vraiment la meilleure solution? Ne serait-ce pas plutôt le risque d’annihiler tout le passé d’un peuple, se demande-t-il.

Et le Père Gabioud d’affirmer: «Dieu aime toujours la diversité. Il n’est pas aujourd’hui nécessaire et c’est même impossible que tout le monde soit chrétien. Ce qui est important ce n’est donc pas que tous fassent partie de l’Eglise chrétienne mais plutôt qu’ils s’efforcent de vivre en fraternité. (apic/ts/js)

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