En dépit de l’assouplissement des règles, il n’y a pas foule au portillon
Berne, 15 février 2010 (Apic) Il sera désormais possible à des théologiens qui n’ont pas effectué leur école de recrues de devenir aumôniers militaires en Suisse. En assouplissant ses conditions d’accès à ces postes, l’armée veut lutter contre la pénurie d’aumôniers, a annoncé la «Neue Zürcher Zeitung» le 14 février 2010.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes: à la fin 2008, il y avait encore 247 aumôniers militaires en fonction. En 10 ans, leur nombre a presque diminué de moitié. En 1990, 48 prêtres et pasteurs ont suivi la formation d’aumônier; en 2008, ils n’étaient plus que 12.
Un groupe de travail conduit par le chef de l’aumônerie militaire, Urs Aebi, a cherché de nouvelles voies pour rendre ce service plus attractif. Il a ainsi procédé pour la première fois au recrutement par l’insertion d’annonces dans les journaux et revues religieux.
Le groupe de travail a en outre supprimé la condition selon laquelle il fallait avoir fait son école de recrues pour devenir aumônier. Cela doit permettre en particulier à des femmes pasteurs et à des personnes naturalisées d’accéder à ce type de poste.
Jusqu’à maintenant seules des personnes ayant plus de 28 ans pouvaient devenir aumôniers, puisqu’elles étaient exemptées de l’école de recrues.
Actuellement, les pasteurs et prêtres sans expérience militaire doivent suivent un cours de 7 semaines organisé par la Swisscoy, et seulement après suivre la formation spécifique d’aumônier militaire qui dure trois semaines.
Urs Aebi envisage très bien, selon le journal, qu’à l’avenir on ait besoin d’aumôniers juifs et musulmans. D’autres pays ont déjà introduit cette mesure. Mais, en Suisse, la thématique n’a pas encore été abordée. (apic/nzzas/bal/js)
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