Suisse: Musulmans et chrétiens en dialogue

Apprendre à se connaître par-delà les clochers et les minarets

Baar, 16 février 2010 (Apic) Le 14 février, la troisième journée de dialogue pour les chrétiens et les musulmans organisée par le Mouvement des Focolari au Centre Eckstein à Baar, dans le canton de Zoug, en Suisse, a réuni quelque 60 personnes venues de tout le pays. L’objectif de cette rencontre était d’approfondir les relations actuelles entre musulmans et chrétiens et favoriser la compréhension réciproque.

La troisième rencontre entre musulmans et chrétiens organisée par le Mouvement des Focolari à Baar le 14 février a revêtu une importance particulière. Après le vote sur les minarets, c’était l’occasion pour les participants d’approfondir les racines de leur propre foi et de créer des motivations pour poursuivre le dialogue.

«Après le vote sur les minarets, il y a de la perplexité des deux côtés. Cette perplexité incite au dialogue, à approfondir la compréhension réciproque», a affirmé Luzia Wehrle, des Focolari suisses. «Le dialogue signifie être ouvert à créer des relations, à voir les uns dans les autres des frères et sœurs et à s’aimer mutuellement», a, pour sa part, déclaré Farouk Mesli, algérien qui, avec son épouse Scheharazad, a relaté ses expériences du point de vue musulman. «C’est seulement quand on se sent accepté et que la confiance règne que l’on peut dialoguer.»

Le prêtre catholique Markus Moll et Luzia Wehrle ont ouvert la journée. Paul Lemarié, responsable pour le dialogue des chrétiens et des musulmans au centre international du Mouvement des Focolari à Rome, qui a vécu 14 ans en Algérie et a étudié l’arabe et l’islam, a parlé sur la thématique «Un grand nom, un nom qui englobe toute notre vie: Dieu, qui est amour». Cela est valable, selon Paul Lemarié, pour les deux religions et doit les amener à s’engager dans la voie de l’amour réciproque, faute de quoi la crédibilité des deux religions monothéistes est bien entamée.

Il s’est ainsi agi d’apprendre à mieux se connaître mutuellement par-delà les clocher et les minarets. Dans l’après-midi, les participants ont eu l’occasion d’échanger, en petits groupes, leurs propres expériences, leurs craintes et les questions laissées ouvertes. Le climat était à l’écoute attentive, au respect, ce qui a permis des échanges créant une confiance réciproque. Souvent, ce qui est étranger fait peur et conduit à la défensive. On trouve des craintes des deux côtés et on peut facilement les attiser. C’est pourquoi il y a manifestement un besoin de clarification et de compréhension. (apic/com/js)

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