La cheffe de l’Eglise protestante avait été pincée avec un fort taux d’alcool
Hanovre, 24 février 2010 (Apic) L’évêque protestante allemande Margot Kässmann a démissionné mercredi 24 février de ses mandats de présidente du Conseil de l’Eglise protestante en Allemagne et d’évêque du Land de Hanovre. Elle avait été arrêtée samedi soir à Hanovre avec un taux d’alcoolémie au volant de 1,54 pour mille, soit cinq fois plus que la limite autorisée.
Agée de 51 ans, elle avait succédé en octobre 2009 à l’évêque berlinois Wolfgang Huber à la tête de l’Eglise réformée d’Allemagne. Depuis 1999, elle était l’évêque du Land de Hanovre, qui est la plus grande Eglise régionale d’Allemagne.
Elle avait défrayé la chronique, samedi 20 février après avoir brûlé un feu rouge à Hanovre en conduisant sa voiture de service avec 1,54 pour mille d’alcool dans le sang. Elle risque maintenant de faire l’objet d’une procédure pour conduite en état d’ébriété.
Jusqu’à l’élection de son successeur, lors du prochain synode d’automne, la présidence sera assurée ad intérim par le vice-président Nikolaus Schneider, président de l’Eglise réformée en Rhénanie.
«Mon cœur me le dit très clairement: je ne peux pas rester en fonction avec l’autorité nécessaire», a affirmé Margot Kässmann mercredi à Hanovre devant la presse. Elle souhaite toutefois rester pasteur à Hanovre. Durant la conférence de presse, qui n’a duré que quelques minutes, Margot Kässmann a évoqué «une grave faute, que je regrette profondément». Elle a remercié ses collaborateurs, qui lui ont conservé leur fidélité «dans la tempête», ainsi que ses quatre filles, qui «portent avec moi cette décision».
Nikolaus Schneider et la présidente du synode de l’Eglise réformée en Allemagne, Katrin Göring-Eckardt, ont estimé qu’il s’agissait «d’une lourde perte pour le protestantisme allemand». «Sa droiture et sa clarté dans ses positions théologiques, politiques et sociales manqueront à l’Eglise réformée en Allemagne», ont-ils déclaré.
Le président de la Conférence épiscopale allemande, l’archevêque Robert Zollitsch, a regretté cette décision. La collaboration à des projets communs venait à peine de commencer, a-t-il déclaré sur le site internet de la Conférence des évêques allemands. (apic/kp/bb)
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