Prière pour la fin de la violence

Rome: «Profonde douleur» de Benoît XVI après le meurtre de 3 chrétiens en Irak

Rome, 25 février 2010 (Apic) Benoît XVI «a appris avec une profonde douleur que les meurtres de chrétiens continuent dans la région de Mossoul», en Irak. C’est ce qu’a rapporté L’Osservatore Romano en Une de son édition du 24 février 2010, au lendemain de l’assassinat de 3 membres d’une famille syro-catholique dans cette région.

Le quotidien du Vatican a en outre choisi ces derniers événements pour publier une lettre que le cardinal secrétaire d’Etat, Tarcisio Bertone, avait adressée le 2 janvier dernier au premier ministre irakien Nouri Kamil Mohammed Hasan al-Maliki. Le «numéro deux» du Saint-Siège y indiquait que le pape demandait au gouvernement «de faire tout son possible pour augmenter la sécurité autour des lieux de culte dans tout le pays».

Le cardinal Bertone soutenait par ailleurs que Benoît XVI souhaitait aussi, par cette lettre, «transmettre sa sincère solidarité» envers ceux qui avaient été «tués ou blessés lors de la récente série d’attaques à l’encontre d’édifices gouvernementaux et de lieux de culte en Irak, musulmans comme chrétiens». Le ›numéro deux’ du Saint-Siège assurait également de la prière du pape «pour la fin de la violence».

Le 14 décembre 2009, 2 attentats avaient visé une église syriaque orthodoxe et une école chrétienne à Mossoul, faisant un mort et une quarantaine de blessés. Le même jour, une bombe avait explosé près de l’église syro-catholique de l’Annonciation, à Chourta, dans le nord de la ville, sans faire de victimes.

Interrogé par Radio Vatican après avoir célébré dans la matinée du 24 février 2010 les obsèques des 3 victimes tuées à l’intérieur même de leur habitation, l’archevêque syro-catholique de Mossoul, Mgr Georges Casmoussa, a annoncé que les catholiques et orthodoxes d’Irak ne célébreraient pas la messe dans les églises de Mossoul le dimanche 14 mars, en signe de protestation envers le gouvernement.

Dans son message de Noël, le 25 décembre 2009, Benoît XVI avait affirmé que l’Eglise n’avait «pas peur» et ne renonçait pas à «annoncer partout l’Evangile du Christ», et cela «malgré les persécutions, les discriminations, les attaques et l’indifférence, parfois hostile». Le pape avait particulièrement mentionné le cas de l’Irak, où le «petit troupeau de chrétiens (…) souffre parfois de violences et d’injustices mais (…) est toujours disposé à donner sa propre contribution à l’édification de la cohabitation civile contraire à la logique du conflit et du refus du voisin». (apic/imedia/cp/js)

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