France: L’Action Catholique des Milieux Indépendants (ACI) s’interroge sur l’espérance

Journée de réflexion samedi 6 mars à Paris

Paris, 25 février 2010 (Apic) L’Action Catholique des Milieux Indépendants (ACI) organise le samedi 6 mars à Paris pour une journée de réflexion sur le thème «Porter l’espérance». Quelque 150 responsables du mouvement se retrouveront pour réfléchir sur le verset de l’Evangile (1 Pierre 3,15-16), «Vous devez toujours être prêts à vous expliquer devant tous ceux qui vous demandent de rendre compte de l’espérance qui est en vous; mais faites-le avec douceur et respect.»

Des témoignages seront apportés par Mgr Bernard Podvin, porte-parole de la Conférence des évêques de France et responsable du service information-communication de la CEF, Jean-Baptiste de Foucauld, ancien commissaire au plan, inspecteur des finances, administrateur de «Pôle-emploi» et auteur de l’ouvrage «Une société en quête de sens», et Guy Aurenche, président du CCFD-Terre Solidaire, président des amis de «La Vie» et auteur de «Qu’est-ce être catholique aujourd’hui ?».

L’association ACI, mouvement apostolique au sein de l’Eglise catholique, conduite par des laïcs, a pour mission l’évangélisation des personnes des milieux indépendants, en les appelant à relire leur vie et leur action à la lumière de l’Evangile, et à exercer leur vocation d’enfants de Dieu. (Voir: www.acifrance.com) L’ACI appartient au Mouvement International d’Apostolat des Milieux Sociaux Indépendants (MIAMSI). Il est présent dans 35 pays répartis aux quatre coins du monde: Europe, Amérique latine, Afrique, Océan indien.

Au début était la JOC

La notion de «Milieux Indépendants» fait suite au surgissement de la JOC, la Jeunesse Ouvrière Chrétienne, fondée en en 1925 en Belgique par l’abbé Joseph Cardijn secondé par des laïcs. Il s’agissait de «recruter et former, au sein même des classes sociales, des apôtres qui comprennent leur mentalité, leurs aspirations, qui sachent parler à leur cœur.» Cardijn disait à cette époque aux jeunes ouvriers: «C’est d’abord dans la rue, à l’atelier, au bureau, dans l’autobus, à la maison… que tu es chrétien !» La JOC a été «un coup de tonnerre» dans l’Eglise, ont reconnu certains évêques. Les premiers apôtres des ouvriers seront donc des ouvriers, les apôtres du monde industriel et commerçant seront ainsi des industriels et des commerçants.

C’est en octobre 1931 que Marie-Louise Monnet découvre la JOC en pèlerinage à Lourdes et se sent immédiatement concernée. «Fille et sœur de négociants, j’étais bien enracinée dans ce monde du commerce. Les jocistes ont su répondre au vœu de l›Eglise, entre eux, par eux, pour eux, ils veulent ramener au Christ tous leurs frères ouvriers. Je dois faire de même dans mon milieu.» C’est ainsi qu’est né un apostolat s’appuyant sur l’enracinement culturel de chaque groupe social. Ainsi naît la notion de milieu indépendant. S’inspirant de la démarche de la JOC, Marie-Louise Monnet fonda l’ACI, reconnue par l’épiscopat français en 1941, puis le MIAMSI reconnu par le Vatican en 1963. (apic/com/be)

webmaster@kath.ch

Portail catholique suisse

https://www.cath.ch/newsf/journee-de-reflexion-samedi-6-mars-a-paris/