L’ancien vicaire général de Munich en assume la responsabilité
Rome, 14 mars 2010 (Apic) Après les révélations d’un quotidien allemand selon lequel Benoît XVI, lorsqu’il était archevêque de Munich au début des années 1980, avait confié une tâche pastorale à un prêtre ayant précédemment commis des actes pédophiles, le Vatican a indiqué que le vicaire général de l’époque assumait «l’entière responsabilité» de cette décision, dans la soirée du 12 mars.
Le quotidien munichois Süddeutsche Zeitung, anticipant une information à paraître dans son édition du 13 mars, a ainsi annoncé la veille au soir que ce diocèse de Bavière, à l’époque où le cardinal Joseph Ratzinger était archevêque, avait accueilli un prêtre du diocèse d’Essen ayant précédemment commis des actes pédophiles.
Ce prêtre, «l’abbé H.», avait alors été accueilli en 1980 en vue de suivre une thérapie, a ensuite expliqué l’archevêché de Munich, tout en étant affecté «à titre indéterminé» dans une paroisse du diocèse. Dans un communiqué, l’archevêché munichois a en outre indiqué que le vicaire général de l’époque, Mgr Gerhard Gruber, assumait «l’entière responsabilité» de cette décision, même si «l’ancien archevêque avait participé à la prise de décision». «Je regrette profondément que cette décision ait pu entraîner des abus sur des adolescents et je demande pardon à tous ceux auxquels cela a porté préjudice», a particulièrement affirmé Mgr Gruber.
Interpellé par la presse, le ›porte-parole’ du Vatican, le Père Federico Lombardi, a invité à se référer au communiqué publié par l’archevêché de Munich, répétant que le vicaire général de l’époque assumait «l’entière responsabilité» de cette décision. Répondant à certains journalistes, le Père Lombardi a aussi confié que Mgr Gruber s’était «détaché des indications du cardinal Ratzinger qui avait décidé que le prêtre en question ne devait avoir aucune activité pastorale».
Dans son communiqué, le diocèse de Munich et Freising, conduit par le cardinal Joseph Ratzinger de 1977 à 1982, a expliqué que le prêtre avait été condamné en juin 1986 à une peine de 18 mois de prison avec sursis et à une amende de 4’000 marks (2’045 euros) pour abus sexuels sur mineurs par le tribunal d’Ebersberg qui lui avait ordonné de suivre une psychothérapie. Depuis, il est toujours en activité en Bavière mais les autorités épiscopales n’ont eu connaissance d’aucun autre incident, toujours selon le communiqué de l’archevêché. (apic/imedia/ami/bb)
webmaster@kath.ch
Portail catholique suisse
https://www.cath.ch/newsf/l-ancien-vicaire-general-de-munich-en-assume-la-responsabilite/