Grâce à Magda Bossy, il y a 30 ans naissait le FIFF
Fribourg, 20 mars 2010 (Apic) Présidente du Festival International de Films de Fribourg (FIFF), dont la 24 édition s’achève ce samedi 20 mars, Ruth Luthi a remercié vendredi soir, lors de l’apéritif offert par la Ville et le Canton de Fribourg, les autorités fédérales, cantonales et municipales, «sans lesquelles le FIFF ne serait pas là». Mais la présidente a surtout voulu rappeler la mémoire de celle qui fut l’initiatrice de ce qui allait devenir un événement culturel d’envergure pour Fribourg: Magda Bossy, alors secrétaire romande de l’œuvre d’entraide Helvetas.
C’est en effet Magda Bossy, décédée en mai de l’an dernier, qui a donné l’impulsion du FIFF. Pour les 25 ans d’Helvetas en 1980, Magda Bossy, alors secrétaire romande de l’ONG suisse, a voulu faire connaître les films du Sud, qui n’étaient pas encore à l’affiche des salles de cinéma du pays. Et ce qui devait n’être qu’une manifestation unique a pris de l’ampleur, avec l’aide d’Ivan Stern, notamment. Grâce à l’accueil enthousiaste du public, c’est ainsi qu’a vu le jour le Festival International de Films de Fribourg, qui devrait à nouveau attirer cette année plus de 30’000 spectateurs.
«Magda n’aurait pas aimé que nous la pleurions», a souligné Ruth Luthi, mais le plus bel hommage à lui faire, c’est de poursuivre et développer le FIFF. Et le FIFF n’apporte pas seulement à Fribourg, ville et canton, «ouverture et dynamisme» en devenant un événement qui compte en Suisse, comme l’a souligné son syndic Pierre-Alain Clément, mais c’est également un apport économique non négligeable. La présidente du FIFF a rappelé que sur les 1,7 million du budget du Festival, un million reste dans l’économie du canton.
Aujourd’hui, le FIFF a changé de visage en raison de la mondialisation et est sorti – depuis longtemps d’ailleurs ! – du «tiers-mondisme» de ses débuts, en florissant et en gagnant le respect bien au-delà de Fribourg et de la Suisse romande. Mais si le FIFF existe aujourd’hui et en est à sa 24ème édition, c’est bien aux fondateurs – Magda Bossy et Yvan Stern – qu’il le doit, à leur engagement sans faille et à leur vision d’un monde plus solidaire. Sans oublier les anciens présidents qui ont assuré la relève: Paul Jubin, Jean-Paul Rüttimann, Charles Ridoré et Jean-François Giovannini. C’est un héritage que les futures éditions du FIFF auront à cœur de maintenir. (apic/be)
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