Rome, 9 avril 2010 (Apic) «Personne ne peut être déplacé, expulsé ou extradé vers un Etat où existe le danger sérieux que la personne soit condamnée à mort, torturée ou soumise à d’autres formes de punition ou de traitement dégradant et inhumain», soutient Mgr Agostino Marchetto, secrétaire du Conseil pontifical pour la pastorale des migrants et des personnes en déplacement. Dans un texte qui doit être prononcé le 10 avril à Rome à l’occasion de la 2e Conférence européenne sur les ›droits de l’homme dans la formation des avocats européens’, le haut prélat regrette que, depuis les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis, la migration soit «fortement associée au terrorisme, presque considérée comme le revers de la médaille de la présence des sans-papiers». Cependant, l’importance de «collaborer dans la lutte contre l’immigration irrégulière» a été soulignée au cours des différentes rencontres entre les pays du bassin méditerranéen, se félicite Mgr Marchetto, avant de préciser que la «promotion d’accords de réadmissions dans les pays de départ» était encouragée. Le prélat, enfin, condamne ceux qui n’observent pas le principe de ›non refoulement’ qui stipule qu’aucun Etat ne peut refouler de quelque manière que ce soit un réfugié vers un pays où sa vie ou sa liberté peut être menacée. (apic/imedia/cp/lb/bb)
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