Suisse: Le Conseil central islamique suisse (CCIS) dans le collimateur du parti radical
Berne, 29 avril 2010 (Apic) Le Conseil central islamique suisse (CCIS), présidé par le très médiatique Biennois Nicolas Blancho, est dans le collimateur du parti radical suisse. Le PLR.Les Libéraux-Radicaux, alléguant des tendances fondamentalistes du CCIS, a affirmé dans un communiqué publié jeudi 29 avril qu’il faut «rester vigilants pour immédiatement étouffer dans l’œuf les tendances périlleuses», car «l’extrémisme n’est pas tolérable».
Dans son communiqué sur le «Conseil central islamique suisse et la sécurité des citoyens en Suisse», le PLR rappelle que «les lois et les valeurs fondamentales de la Suisse sont valables pour tous les individus dans notre pays». Il s’agit là pour le PLR.Les Libéraux-Radicaux, d’»un principe intangible».
«Les musulmans, dans leur grande majorité, s’en tiennent à ces principes, sans que cela soit un problème pour eux. Voilà pourquoi il est faux de généraliser et de dramatiser cette question», relève le PLR. Qui se fait du souci par contre à propos de l’organisation de Nicolas Blancho. «On ne saurait tolérer en effet les velléités d’introduire un droit parallèle, inspiré de la charia et attestant de sympathies en faveur de la lapidation, comme le CCIS l’exprime publiquement».
Lors d’une conférence de presse, le PLR a présenté jeudi ses positions et ses exigences en la matière. Pour les libéraux-radicaux suisses, il faut réviser «à marche forcée» la Loi fédérale du 21 mars 1997 instituant des mesures visant au maintien de la sûreté intérieure (LMSI). «Les services de sécurité de l’Etat nécessitent des mesures efficaces pour surveiller les lieux de cultes, afin de déceler suffisamment tôt les foyers d’incendies.»
Pourtant, affirme le PLR, «le Conseiller fédéral Maurer s’est employé à retarder non seulement le ’Rapport sur la politique de sécurité’, mais encore la révision de la LMSI». Les libéraux-radicaux parlent d’une «alliance contre nature», réunissant l’Union démocratique du centre (UDC) «motivée par son opposition totale au précédent chef du Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports (DDPS), le conseiller fédéral Samuel Schmid», et le parti socialiste suisse (PS).
Cette alliance «a puissamment contribué à cet échec, en attaquant la révision de cette loi». Le PLR insiste également sur ses exigences pour l’institution d’une loi sur l’intégration, «tant il est vrai que l’extrémisme comporte en lui-même les germes de son enfermement».Le PLR exige notamment que la LMSI II soit présentée au Parlement aussi rapidement que possible, afin que les lacunes affectant les autorités de la sécurité puissent être comblées (collecte d’informations, surveillance préventive, observation des personnes constituant un danger).
Il préconise également des règles claires pour les organisations religieuses: les prédicateurs doivent utiliser l’une des langues nationales (à défaut, il convient de prévoir la traduction simultanée), et tous les textes religieux mis en circulation doivent être traduits dans l’une des langues nationales. Les imams extrémistes venant de l’étranger ne sont pas autorisés à faire des prêches. Les prédicateurs sont astreints à suivre des cours de langue et d’intégration. Il convient d’examiner la question des filières de formation des imams en Suisse De plus, le PLR veut une loi-cadre pour l’intégration et autres mesures d’intégration, car pour lui, il faut juguler toute tendance au repli sur soi et l’intégration constitue le moyen approprié. (apic/com/be)
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