Une icône extraordinaire qui parle aux hommes de la vie du Christ
Turin 2 mai 2010 (Apic) Benoît XVI, dans l’après-midi du 2 mai à Turin, a vénéré le Saint-Suaire, un linceul dans lequel, selon la tradition, le Christ aurait été enveloppé après sa mort. Sans dire avec certitude que ce grand tissu funéraire était celui du Christ, le pape a affirmé que cette «Icône extraordinaire» parlait aux hommes de sa «vie» et correspondait «totalement» au récit de sa mort dans les Evangiles.
Après s’être longuement agenouillé en silence devant le Saint-Suaire, au cœur de la cathédrale de Turin, Benoît XVI a prononcé une méditation. Il a commencé par confier qu’il avait «beaucoup» attendu cet instant, «avec une intensité particulière». «Peut-être, a poursuivi le pape de 83 ans, parce que les années qui passent me rendent toujours plus sensible au message de cette Icône extraordinaire». C’est la seconde fois que Joseph Ratzinger venait vénérer le Saint-Suaire. Il était ainsi venu à Turin en juin 1998 avec quelques membres de la Congrégation pour la doctrine de la foi.
Devant le long linceul de lin, entouré de quelques cardinaux, Benoît XVI a affirmé qu’il s’agissait d’un «tissu sacré» qui avait «enveloppé le corps d’un homme crucifié» et «correspondant totalement à ce que les Evangiles nous disent de Jésus». «Le Suaire, a-t-il encore expliqué, est une Icône écrite avec le sang, le sang d’un homme flagellé, couronné d’épines, crucifié et blessé au côté droit». «L’image imprimée sur le Suaire, a alors précisé le pape, est celle d’un mort, mais le sang parle de sa vie».
La méditation du pape s’est aussi particulièrement arrêtée sur le sens du Samedi saint, jour où le Christ était au tombeau. «A notre époque, a-t-il soutenu, spécialement après avoir traversé le siècle passé, l’humanité est devenue particulièrement sensible au mystère du Samedi saint. Le fait de cacher Dieu fait partie de la spiritualité de l’homme contemporain, de manière existentielle, presque inconsciente, comme un vide dans le cœur qui s’est agrandi toujours plus».
«Après les deux guerres mondiales, a encore affirmé le pape, après les camps de concentration et les goulags, après Hiroshima et Nagasaki, notre époque est devenue plus encore un Samedi saint : l’obscurité de ce jour interpelle tous ceux qui s’interrogent sur la vie, et nous, les croyants, en particulier». «Nous avons tous senti une fois ou l’autre une sensation effrayante d’abandon, et dans la mort c’est justement cela qui nous fait le plus peur, comme lorsque, enfants, nous avons peur de rester seuls dans l’obscurité et que seule la présence d’une personne qui nous aime peut nous rassurer», a encore affirmé Benoît XVI. «A l’heure de l’extrême solitude, a cependant assuré le pape, nous ne serons jamais seuls».
Dans la cathédrale, outre de nombreux prélats, se trouvaient quelque 130 religieuses cloîtrées des monastères du diocèse de Turin. Lors du dernier rendez-vous de sa journée à Turin, Benoît XVI devait ensuite s’arrêter à l’hôpital ›Cottolengo – Petite maison de la divine Providence’, situé non loin de la cathédrale, pour rencontrer des malades. (apic/imedia/ami/lb/bb)
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