Turin: Benoît XVI affirme aux malades qu’ils ne sont pas étrangers au « destin du monde »
Turin, 3 mai 2010 (Apic) Lors de la dernière étape de sa visite à Turin dimanche 2 mai 2010 en fin d’après-midi, le pape Benoît XVI a rencontré quelques malades à qui il a assuré qu’ils n’étaient pas « étrangers au destin du monde ». Le pape s’était rendu à la « Petite maison de la divine Providence » au terme d’une visite de 10 heures dans la capitale piémontaise au cours de laquelle il avait vénéré le Saint-Suaire. Il a affirmé à cette occasion que cette « icône extraordinaire » correspondait « totalement » au récit de la mort du Christ dans les Evangiles, sans pour autant parler de relique.
Devant des malades, des personnes âgées et handicapées, le pape a d’abord longuement rendu hommage aux 3 congrégations religieuses fondées par Saint Joseph-Benoît Cottolengo (1786-1842). Ce prêtre piémontais avait consacré sa vie aux personnes en difficulté, aux infirmes et aux malades.
Peu de temps après avoir vénéré le Saint-Suaire dans la cathédrale de Turin, Benoît XVI a précisé devant les malades que l’on pouvait lire dans ce linceul « tout le drame de la souffrance ». Puis, le pape a particulièrement indiqué aux malades qu’ils accomplissaient une œuvre importante en vivant leurs souffrances « en union avec le Christ crucifié et ressuscité ».
« Ne vous sentez pas étrangers au destin du monde, leur a-t-il lancé, mais sentez-vous comme les tesselles précieuses d’une très belle mosaïque que Dieu, en grand artiste, forme jour après jour, y compris avec votre contribution ».
Ce déplacement d’une dizaine d’heures à Turin, grande ville industrielle du nord de l’Italie, a été l’occasion pour le pape de saluer quelques personnalités de la région, parmi lesquelles le tout nouveau président de Fiat, John Elkann, le petit-fils de Gianni Agnelli.
A l’archevêché de Turin, après avoir déjeuné avec quelque 40 évêques du Piémont, Benoît XVI avait ainsi rencontré quelques entrepreneurs locaux. Selon la presse de la Péninsule, le pape a également salué à cette occasion le prince Victor Emmanuel de Savoie et son fils Emmanuel-Philibert. Ceux-ci avaient assisté, dans la matinée, à la messe célébrée par Benoît XVI sur la place Saint-Charles, au cœur de Turin. La famille de Savoie était entrée en possession du Saint-Suaire en 1453 et l’avait transporté à Turin en 1578. En 1983, la famille royale italienne avait choisi de léguer le linceul au Vatican. (apic/imedia/lb/ami/be)
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