La situation pourrait dégénérer entre juin et août
Djibouti, 6 mai 2010 (Apic) Près de la moitié de la population rurale de Djibouti nécessite une prise en charge alimentaire d’urgence jusqu’en décembre en raison des impacts cumulés de la sècheresse, de la mortalité élevée du bétail et de la flambée des prix des produits alimentaires sur le marché local, soutient une étude réalisée par le gouvernement en collaboration avec les antennes des Nations Unies compétentes. Selon le rapport, la plupart des éleveurs des zones rurales auraient perdu en 2009 près de 80% de leurs troupeaux, épuisant les quelques ressources dont ils disposaient. De même, le niveau de sous-alimentation aiguë chez les enfants dépasse le seuil d’urgence de 15%, allant jusqu’à 20% dans les zones rurales. Le rapport estime que jusqu’à 120’000 personnes – soit la moitié de la population rurale, dans un pays où les deux tiers des 800’000 habitants vivent en-dessous du seuil de pauvreté – auront besoin d’une prise en charge alimentaire d’urgence ainsi qu’une intervention nutritionnelle spéciale, un ravitaillement en eau et une assistance sanitaire. Le document recommande la mise au point d’un programme urgent de repopulation du bétail afin d’éviter que la situation ne devienne endémique pour les éleveurs. Si les zones rurales du Nord-ouest et du Sud-est sont les plus touchées par l’insécurité alimentaire due à des facteurs climatiques et naturels, dans les villes – où le chômage s’élève à 60% – la pénurie des produits alimentaires a donné lieu à une rapide flambée des pris et à l’apparition de tensions qui, selon le rapport, pourraient dégénérer entre juin et août. (apic/misna/pr)
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