Portugal: Le pape est arrivé à Fatima
Fatima, 13 mai 2010 (Apic) Arrivé à Fatima (Portugal) le 12 mai 2010 en fin d’après-midi, après avoir survolé le sanctuaire en hélicoptère, salué par les cris des fidèles, Benoît XVI a présenté à la Vierge «les joies et les espoirs» des hommes, mais aussi leurs «problèmes» et leurs «souffrances». Le pape s’est agenouillé devant la statue de la Vierge avant de prononcer une prière à laquelle assistaient plus de 200’000 fidèles.
Au cœur de son voyage au Portugal, après avoir effectué la centaine de kilomètres qui séparent Lisbonne de Fatima, Benoît XVI est arrivé là où, en 1917, la Vierge Marie serait apparue à 6 reprises à 3 petits bergers, Lucia, Jacinta et Francisco. Le pape s’est immédiatement rendu devant la minuscule chapelle construite sur le lieu des apparitions, au milieu de la grande esplanade du sanctuaire de Fatima.
En présence d’une foule de centaines de milliers de fidèles réunis sous un ciel changeant et au-dessus de laquelle flottaient des drapeaux portugais mais aussi espagnols, italiens et suisses, et de nombreux autres pays européens, Benoît XVI a ainsi traversé l’esplanade en papamobile, avant d’arriver à la chapelle des apparitions.
Il a alors accompli le geste de ses prédécesseurs Paul VI (1963-1978) et Jean-Paul II (1978-2005) en s’agenouillant devant la petite statue de la Vierge, sur un prie-Dieu en bois clair. Il a alors prononcé, à genoux, son missel blanc entre les mains, une prière dans laquelle il a particulièrement confié à la mère du Christ «les joies et les espoirs» mais aussi «les problèmes et les souffrances» des hommes. Le même hymne, chanté 3 fois, a ponctué la récitation de sa prière face à la statue de la Vierge, sans sa protection habituelle en verre.
La veille, dans l’avion qui le menait au Portugal, le pape de 83 ans avait évoqué les «souffrances» de l’Eglise, confiant aux journalistes qui l’accompagnent que sa «plus grande persécution» ne venait pas de ses «ennemis» extérieurs mais de son propre «péché», en référence aux scandales de pédophilie au sein du clergé.
Devant celle que Jean-Paul II avait remerciée pour la «main invisible qui le sauva de la mort» lors de l’attentat du 13 mai 1981 place Saint-Pierre, son successeur a affirmé qu’il était «profondément réconfortant» de savoir qu’elle est «couronnée non seulement avec l’argent et l’or de nos joies et espérances, mais aussi avec le «projectile» de nos préoccupations et de nos souffrances». Jean-Paul II avait ainsi fait enchâsser dans la couronne de la statue de Fatima la balle qui l’avait blessé le 13 mai 1981.
Après avoir remis une rose d’or au pied de la statue, Benoît XVI est resté longuement debout en prière, les mains jointes, tout près de la statue.
Un peu plus tard, Benoît XVI devait se rendre à la rencontre des prêtres du Portugal lors de l’office des Vêpres célébré dans la très moderne basilique de la Très-Sainte-Trinité, sur le sanctuaire. (apic/imedia/lb/js)
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