Cameroun : Grande prière interreligieuse à Yaoundé pour la paix dans le pays

Catholiques, protestants, musulmans, pentecôtistes et orthodoxes étaient côte à côte

Yaoundé, 13 mai 2010 (Apic) Catholiques, protestants, musulmans, pentecôtistes, et orthodoxes de Yaoundé se sont retrouvé, mardi 11 mai palais des sport de la capitale, au autour d’un même autel pour prier ensemble, et rendre grâce à Dieu pour «la paix et l’extrême bonté» qu’il a accordée au pays depuis 1960.

Selon le quotidien camerounais, «Le Messager», le Palais des sports s’est complètement métamorphosé à cette occasion, et paré pour la circonstance, de ses plus beaux atours. L’office religieux s’est déroulé en présence d’un parterre de personnalités du gouvernement et des hôtes de marque. Il marquait le coup d’envoi des manifestations marquant le cinquantenaire de l’indépendance et de la réunification au Cameroun.

Au cours de cette prière interreligieuse, les dignitaires des différentes confessions religieuses ont invité, tous ensemble, les dirigeants et les populations du Cameroun, «à défendre jalousement» cette paix qui représente une «valeur chère» à leur pays cinquantenaire. Leurs prières et louanges à Dieu avaient pour unique dénominateur commun «cette paix, si rare sous d’autres cieux». «Le Cameroun est un havre de paix et un îlot de prospérité», a souligné Mgr Victor Tonye Bakot, archevêque de Yaoundé.

Après avoir exalté la quiétude dont jouit le Cameroun, Mgr Joseph Atanga, président de la Conférence épiscopale nationale du Cameroun a recommandé aux chrétiens «de vivre dans la lumière que Dieu le créateur a allumé pour éclairer les hommes et les femmes de la nation». «Si le Cameroun a pu résister pendant toutes ces longues années ardues, c’est grâce aux merveilles de Dieu», a-t-il ajouté.

De son côté, le révérend Père Angela Archa Morfaw, de l’Eglise pentecôtiste a convié toute l’assistance à une prière pour que «perdure cette paix». «Le Cameroun, a-t-il estimé, doit continuer de se construire sous le roc de la foi, de la justice et de la réconciliation». Des valeurs qui constituent «le ciment de la stabilité qui règne dans le pays, depuis plusieurs années».

Selon lui, ces «noces d’or» doivent être l’occasion pour les camerounais, «de s’enrichir» de leurs différences, de se donner la main, de se rassembler autour de leur drapeau pour sentir leurs cœurs battre à l’unisson et vibrer au rythme de la paix. (apic/ibc/js)

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