Rome: Mouvements ecclésiaux et communautés nouvelles, une «bonne école» pour la politique, estime le pape
Rome, 21 mai 2010 (Apic) Devant une centaine de participants à l’Assemblée plénière du Conseil pontifical pour les laïcs autour du thème «Témoins du Christ dans la communauté politique», Benoît XVI a estimé que l’appartenance des chrétiens à des associations de fidèles, aux mouvements ecclésiaux et aux communautés nouvelles constituait «une bonne école» pour répondre à l’exigence de la présence de chrétiens actifs dans la vie politique.
Le 21 mai 2010, au Vatican, le pape a souligné l’importance de cet engagement face au risque d’un affaiblissement de la démocratie au profit de «la domination des pouvoirs forts».
«Il incombe aux fidèles laïques de participer activement à la vie politique, de façon toujours cohérente avec les enseignements de l’Eglise», sans pour autant rechercher l’hégémonie politique ou culturelle, a ainsi soutenu Benoît XVI. Dans son discours, le pape a particulièrement demandé aux chrétiens un fort engagement en faveur des citoyens et des nations, ainsi qu’»une présence efficace dans les sièges et dans les programmes de la communauté internationale».
Si la présence d’hommes politiques «authentiquement chrétiens» est nécessaire, a précisé Benoît XVI, il faut avant tout des fidèles laïcs qui témoignent de l’Evangile dans la communauté civile et politique. «Cette exigence, a averti le souverain pontife, doit être bien présente dans les itinéraires éducatifs des communautés ecclésiales et demande de nouvelles formes d’accompagnement et de soutien de la part des pasteurs».
Plus spécifiquement, aux yeux de Benoît XVI, l’appartenance des chrétiens à des associations de fidèles, aux mouvements ecclésiaux et aux communautés nouvelles peut être une bonne école pour ces disciples et témoins, «encouragés par la richesse charismatique, communautaire, éducative et missionnaire propre à ces réalités».
Selon le pape, ce défi est d’autant plus exigeant à une époque où la question sociale est devenue anthropologique et non plus scientifique, comme le prétendaient auparavant «les paradigmes idéologiques». La menace, pour Benoît XVI, vient de la diffusion d’un relativisme culturel confus et d’un individualisme utilitariste et hédoniste qui «affaiblit la démocratie et favorise la domination des pouvoirs forts».
A une époque marquée par des problèmes complexes, a conclu le pape, les chrétiens doivent «retrouver et revigorer une sagesse politique authentique», «se servir avec un sens critique des enquêtes des sciences humaines» et «affronter la réalité dans tous ses aspects, en allant au delà de tout réductionnisme idéologique ou prétention utopique». (apic/imedia/cp/be)
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