«Les acteurs politiques, économiques et sociaux doivent rechercher le bien commun¨

Rome: Nouvel ambassadeur du Bénin près le Saint-Siège reçu par le pape

Rome, 28 mai 2010 (Apic) Les acteurs politiques, économiques et sociaux d’un pays ne doivent pas rechercher leur «intérêt personnel au détriment du bien commun» mais garantir «la transparence» dans les structures de la société, a estimé Benoît XVI le 28 mai. Le pape s’est exprimé devant Théodore Loko, le nouvel ambassadeur du Bénin près le Saint-Siège, venu lui remettre ses lettres de créance.

Dans son discours au diplomate africain, Benoît XVI a ainsi constaté que «la recherche de l’intérêt personnel au détriment du bien commun» était «un mal qui ronge lentement les institutions publiques», freinant ainsi le développement de l’homme. Au contraire, a estimé le pape, «les acteurs politiques, économiques et sociaux d’une nation» doivent être «justes» puisqu’ils représentent «sa ›conscience vigilante’ qui garantit la transparence dans ses structures et l’éthique qui anime la vie de toute société».

La justice, a soutenu Benoît XVI devant le nouvel ambassadeur, «constitue un facteur d’efficacité et d’équilibre social permettant aux Béninois de participer aux ressources humaines et naturelles, de vivre dignement et d’assurer l’avenir de leurs enfants».

Enfin, Benoît XVI a salué «les efforts de tous, particulièrement des autorités, pour consolider les relations de respect et d’estime réciproques entre les confessions religieuses» du Bénin. «La liberté religieuse ne peut que contribuer à enrichir la démocratie et à favoriser le développement», a ajouté le pape.

De son côté, le diplomate africain a fait part de la reconnaissance de son pays pour la nomination de Mgr Barthélemy Adoukonou comme secrétaire du Conseil pontifical de la culture le 3 décembre 2009. Ce prélat béninois avait été le dernier élève de doctorat du professeur Joseph Ratzinger à Ratisbonne (Allemagne), avant sa nomination à la tête de l’archevêché de Munich-Freising en 1978. Le dernier prélat béninois à avoir été en charge d’un dicastère est le cardinal Bernardin Gantin, décédé en mai 2008. Dans son discours, le pape a d’ailleurs salué la figure de ce «constructeur de ponts entre les cultures et les continents», invitant les jeunes Béninois à le prendre en exemple.

Le nouvel ambassadeur a en outre renouvelé l’invitation adressée au pape par le président béninois Boni Yayi afin qu’il se rende au Bénin en 2011, à l’occasion du Jubilé marquant les 150 ans de l’évangélisation du pays.

Théodore Loko est le premier ambassadeur de son pays résidant à Rome. Il succède à Charles Borromée Todjinou, ambassadeur du Bénin en Belgique, également accrédité auprès du Saint-Siège depuis mai 2009. Agé de 56 ans, Théodore Loko était au préalable ambassadeur itinérant et secrétaire permanent de la cellule d’analyse stratégique au ministère des Affaires étrangères.

Le Bénin est le berceau du culte vaudou, qui y est très vivace. Dans le pays se côtoient ainsi animistes-vaudou (52 %), catholiques (25 %), musulmans (20 %) et protestants (3 %). (apic/imedia/cp/pr)

webmaster@kath.ch

Portail catholique suisse

https://www.cath.ch/newsf/les-acteurs-politiques-economiques-et-sociaux-doivent-rechercher-le-bien-commun/