Les footballeurs du pape
Rome, 20 juin 2010 (Apic) Même l’Etat du Vatican a son championnat de football. Et son équipe de football : le FC Guardia, formé des gardes suisses pontificaux. L’Apic a rencontré un de ses demis, Flavio Bundi.
La passion du football qui marque la population italienne ne s’arrête pas aux portes du Vatican, affirme ce garde suisse. Des discussions passionnées se déroulent, y compris dans les postes de service de la garde. Le « derby le plus chaud » de leur championnat selon lui ? Les matchs contre la gendarmerie, le corps de police du Vatican.
Apic : Comment se déroule de championnat de football du Vatican ? Comme un tournoi populaire, des matchs inter-entreprises ou un championnat dans une ligue régionale ?
Flavio Bundi : Le championnat du Vatican est en première ligne destiné à nous procurer une occasion de faire du sport à côté du service. C’est ainsi que le niveau est différent d’une équipe à l’autre. Mais dans tous les cas, c’est un championnat passionnant et d’un niveau tout à fait honnête.
Apic : Pas de football sans supporters. D’où viennent les vôtres ? Sont-ils des passionnés ?
F.B: Ce sont surtout les épouses ou les amies des joueurs. Viennent également aux matchs quelques Italiens passionnés, plutôt âgés. Et lorsque joue le FC Guardia, des gardes qui sont libres assistent aussi au match.
Apic : Quelle est la devise de votre équipe ? L’élégance dans l’attaque ou le béton dans la zone de défense ?
F.B : Cela dépend. Nous adaptons notre tactique en fonction de l’adversaire. Mais la plupart du temps, nous essayons de jouer un football offensif, direct et, nous l’espérons, élégant.
Apic : Quels sont vos adversaires les plus redoutables ?
F.B : Notre championnat compte aussi ses favoris. Mais ils apparaissent souvent en cours de saison. Le derby le plus chaud est certainement celui qui nous oppose à la gendarmerie, le corps de police du Vatican.
Apic : Quelle est l’importance de votre équipe pour l’image de la garde ?
F.B : En tant qu’équipe de football de la Garde suisse pontificale, nous avons le grand privilège de recevoir des propositions pour des matchs amicaux du monde entier. C’est ainsi que nous avons pu jouer par exemple contre la France des anciens vainqueurs de la Coupe du monde.
Apic : Qu’est-ce que la Coupe du monde change dans la vie au Vatican ?
F.B : Du fait que les Italiens sont un peuple passionné de football, cela donne d’intéressantes discussions durant la Coupe du monde, même dans les postes de service de la garde. Mais dans tous les cas, nous ne sommes pas toujours du même avis, par exemple en ce qui concerne les décisions arbitrales. Dans notre caserne également les matchs sont suivis avec un vif intérêt.
Apic : Quel est votre pire souvenir de footballeur ?
F.B : Une douloureuse défaite contre l’équipe des Musées du Vatican. Nous avons même été sanctionnés de deux cartons rouges et cinq cartons jaunes …
Apic : Et le plus beau souvenir ?
F.B : Le match contre une délégation des Français anciens vainqueurs de la Coupe du monde sur le terrain d’entraînement de l’AS Roma restera toujours dans ma mémoire. En plus, des parties sans blessures et sans cartons rouges ou jaunes sont toujours appréciables.
Apic : Et encore la question inévitable : Qui gagnera la Coupe du monde ?
F.B : En plus d’un long parcours pour la Suisse, j’espère fortement que l’Angleterre sortira vainqueur de la Coupe du monde.
(apic/jo/ak/bb)
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