Le trafic d’êtres humains et de drogues en ligne de mire
New York, 23 juin 2010 (Apic) La criminalité internationale, en particulier celle liée aux drogues et au trafic d’êtres humains, exige une réponse internationale pour y mettre fin, selon l’archevêque Celestino Migliore. L’Observateur permanent du Saint-Siège auprès des Nations unies à New York a précisé, dans ses remarques à l’Assemblée générale des Nations Unies, le 21 juin dernier, que sévir ne peut pas être la seule réponse internationale.
« S’il est impératif de tenir compte des actes criminels qui perturbent le bien commun, il est également nécessaire de reconnaître les droits et la dignité des victimes et des contrevenants, afin de remédier au tort causé par le crime », a ajouté Mgr Migliore.
Il a évoqué deux traités récents pour expliquer son point de vue: la Déclaration de Naples de 2009, qui vise à décourager la piraterie dans les eaux internationales, et la Convention de Palerme, de 2000, destinée à arrêter le crime organisé « transnational », en particulier dans le domaine du trafic humain. « Ces conventions ont reconnu l’observation, de plus en plus incontestable, que la criminalité devient internationale; la réponse doit également être internationale », a soutenu Mgr Migliore.
« Aujourd’hui, des millions de personnes sont victimes de la traite d’êtres humains, dont plus de 70% – presque toutes des femmes et des filles – sont détenues à des fins d’exploitation sexuelle. Cette réalité est aussi bien tragique qu’inexcusable », a-t-il conclu. (apic/cns/fb)
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