Bâle: Mgr Kurt Koch nommé officiellement à la tête du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens

Benoît XVI a renouvelé, depuis le début de son pontificat, les responsables de 9 des 11 conseils pontificaux

Rome, 1er juillet 2010 (Apic) Comme déjà annoncé la veille par le diocèse de Bâle, jeudi 1er juillet 2010, le pape Benoît XVI a nommé Mgr Kurt Koch président du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens. L’ancien évêque de Bâle et ancien président de la Conférence des évêques suisses (CES) succède ainsi au cardinal allemand Walter Kasper, 77 ans, dont 11 années passées dans ce dicastère.

Agé de 60 ans, Mgr Koch est l’un des plus jeunes chefs de dicastère de la curie romaine et devrait, comme ses 4 prédécesseurs, être logiquement créé cardinal lors d’un prochain consistoire. Avec la nomination de Mgr Koch, Benoît XVI a renouvelé, depuis le début de son pontificat, les responsables de 9 des 11 conseils pontificaux.

Né le 15 mars 1950 à Emmenbrücke, dans le canton de Lucerne, Kurt Koch est ordonné prêtre en 1982. Il travaille pendant 3 ans comme vicaire dans une paroisse de Berne, la capitale de la Confédération helvétique. En 1987, il obtient son doctorat en théologie sacrée. En 1995, Jean Paul II le nomme évêque de Bâle, le plus important diocèse de Suisse, qui s’étend sur 10 cantons. Mgr Koch est président de la CES de 2007 à 2009, après en avoir été le vice-président pendant 9 ans.

Tout en appelant Mgr Koch à la curie romaine, le pape l’a parallèlement nommé administrateur apostolique du diocèse de Bâle, poste qu’il occupera jusqu’à la nomination de son successeur. A la tête du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens, Mgr Koch devient en même temps président de la Commission pour les relations religieuses avec le judaïsme.

A la tête des dialogues œcuméniques

Le 29 juin, dans une lettre adressée aux agents pastoraux de son diocèse pour annoncer son départ, Mgr Koch s’était réjoui d’avoir la responsabilité «de tous les dialogues œcuméniques».

En revanche, le prélat helvète avait regretté devoir faire le constat suivant: «Le reproche, selon lequel le pape Benoît voudrait retourner en arrière vers la situation d’avant le Concile Vatican II, est largement répandu dans l’opinion publique, que ce soit par ignorance, ou bien intentionnellement de la part certains théologiens qui devraient pourtant savoir ce qu’il en est vraiment mais proclament publiquement le contraire. Ce reproche correspond à un grave malentendu. A celui qui ne se contente pas des informations – en partie très sélectives et défigurant la réalité – que transmettent différents médias, mais qui prend connaissance de ce que dit et fait réellement le pape, la conclusion s’impose: le pape Benoît ne veut en aucune manière retourner en arrière, il veut au contraire conduire notre Eglise dans la profondeur de ce qu’elle est. Il ne s’agit pas pour lui de réaliser simplement des réformes isolées, mais de permettre que le fondement et le cœur de la foi et de l’Eglise parviennent à un nouveau rayonnement. De la même manière que le pape, au regard de l’histoire de l’Eglise, voit dans la ’réforme franciscaine’ un modèle de réforme réussie, il travaille aujourd’hui en vue d’une ’re-forma-tio’ de l’Eglise de l’intérieur, pour que l’Eglise retrouve sa forme authentique, comme l’a déjà réalisé le Concile Vatican II».

Selon les partenaires du dialogue œcuménique, comme la Fédération des Eglises protestantes de Suisse (FEPS) à Berne ou le Conseil œcuménique des Eglises (COE) à Genève, Mgr Koch est «bien connu pour son ouverture et son profond engagement œcuménique».

50 ans d’existence

Le Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens est étroitement lié au Concile Vatican II (1962-1965). Jean XXIII (1958-1963), créant d’abord cette institution sous la forme d’un «secrétariat» en juin 1960, avait désiré que l’engagement de l’Eglise catholique dans le mouvement œcuménique contemporain soit l’un des principaux objectifs du futur Concile. Ce dicastère est donc tout d’abord chargé de promouvoir, à l’intérieur de l’Eglise catholique, un esprit œcuménique selon le Décret conciliaire «Unitatis redintegratio».

Ce Conseil pontifical s’efforce également de développer le dialogue et la collaboration avec les autres Eglises et «communions» mondiales. Aussi, dès sa création, il a établi une coopération avec le COE dont le siège est à Genève. Ce dicastère est devenu un organe permanent du Saint-Siège en 1966. C’est par la Constitution apostolique «Pastor Bonus» du 28 juin 1988 que Jean Paul II transformé le «secrétariat» en Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens. (apic/imedia/lb/cp/be)

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