Une fête dans un climat tendu dans le pays
Paris, 5 juillet 2010 (Apic) Le chef spirituel et temporel des tibétains aura 75 ans le 6 juillet 2010. Pour ses concitoyens, il est la 14 réincarnation du Bouddha de la Compassion. En Occident, il est considéré comme une autorité morale. Lors de ses tournées de conférences dans le monde entier, il attire des millions de personnes. Les dirigeants chinois voient en lui un traître et un rebelle. La fête a eu lieu à Paris le 4 juillet 2010.
En août 2008, le Dalaï lama avait dû être traité pour des douleurs abdominales dans un hôpital de Bombay. Au cours des mois précédents, il avait fait l’objet de nombreuses et acerbes attaques de Pékin qui l’accusaient d’avoir fomenté les soulèvement violents au Tibet contre la poursuite de l’occupation chinoise du pays. En fait, il avait menacé ses concitoyens de démissionner de son poste de chef temporel, s’ils poursuivaient sur la voie de la violence.
Depuis deux ans, les relations entre le Tibet et la Chine ne se sont pas améliorées. Ce sont maintenant les intellectuels qui sont la cible des autorités chinoises.
C’est donc dans un contexte tendu au Tibet que la Dalaï lama fêtera son 75ème anniversaire.
La célébration du 75ème anniversaire du Dalaï lama s’est déroulée à Paris, dimanche 4 juillet 2010 à la Pagode du Bois de Vincennes Cette fête a été organisée conjointement par le «Bureau du Tibet» et «la Communauté Tibétaine de France et ses amis». Au programme, il y avait: paroles de personnalités, conférence publique sur les quatre nobles vérités et un spectacle de danses et chants traditionnels tibétains.
Le 14e Dalaï-lama, de son vrai nom Lhamo Thondup, est né le 6 Juillet 1935 dans une d’une famille paysanne du nord du Tibet: il a été «éveillé» en 1937. En 1940, le jeune garçon du nom de moine Tenzin Gyatso a été intronisé comme le Dalaï Lama en 1950 et proclamé à l’âge de la majorité à la tête d’un Tibet indépendant. Ce même automne, l’armée chinoise a envahi. En Mars 1959, le 14 Dalaï-lama, après que les Chinois aient brutalement écrasé le «soulèvement populaire» dans la capitale tibétaine Lhassa, il a finalement dû fuir dans les montagnes indiennes en exil, où il vit toujours. Dans son pays, la plupart des monastères et temples ont été détruits dans son pays.
Un gouvernement démocratique en exil réside dans son lieu de résidence indien à Dharamsala qui gouverne les quelque 6 millions de Tibétains dans le monde entier. C’est de là qu’il entreprend d’innombrables voyages et apparitions dans les médias, comme figure symbolique de la résistance non violente du Tibet. Son objectif politique déclaré est une autonomie du Tibet sous la souveraineté nominal de la République populaire de Chine. Le Dalaï lama a reçu le Prix Nobel de la Paix en 1989. En raison de la signification stratégique et économique de la Chine, le Tibet n’est reconnu politiquement par aucun Etat. (apic/ag/gs/js)
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